Durant le Festival, plusieurs journaux professionnels publient une édition quotidienne spécifique, dont « Le Film français » et « Screen », son pendant britannique. Chacun d’eux, toud les jours, demandent à un certain nombre de journalistes de décerner des notes aux films en compétition et en sélection officielles. Uniquement des journalistes français pour « Le Film français », depuis « Le Parisien » jusqu’aux « Cahiers du Cinéma », seize titres de presse écrite au total. Uniquement des journalistes internationaux pour « Screen », neuf en tout, de l’Italie jusqu’à la Corée du Sud. Cette somme de jugements individuels ne peut prétendre à incarner une tendance, voire une indication avant le palmarès. Mais, quand même, il est amusant de faire à mi-festival un premier bilan de ces notations.Côté journalistes français, le tiercé gagnant est à ce jour le suivant : « Un prophète » de Jacques Audiard arrive très nettement en tête, suivi mais de plus loin par « Etreintes brisées » d’Almodovar puis du film de Ken Loach, « Looking for Eric » . En toute dernière position « Antichrist » de Lars von TrierEt côté étrangers ? les résultats sont plus serrés mais très clairs eux aussi : « Un prophète » vient en tête suivi du film de Jane Campion, « Bright Star » et de « Etreintes brisées ». En lanterne rouge : « Kinatay » de Brillante Mendoza.Vous dire que le choix du film « chouchou » des critiques français et étrangers m’enchante, c’est peu dire. Restent cependant sept films à voir d’ici le verdict palmé. Mais, à ce stade, il est rassurant de constater que le film de Jacques Audiard fait l’événement. L’idée d’une nouvelle palme française m’effleure l’esprit. A vrai dire, elle ne fait pas que m’effleurer. Une chose est sûre au moins, du film d’Audiard, la présidente Huppert ne pourrait pas dire qu’il s’agit d’un « amazing, amazing, amazing » film… Et je vous épargne le mauvais jeu de mot selon lequel le véritable « Entre les murs », c’est « Un prophète » ! Pardon, je l’ai dit…La phrase de la mi-journée ?« Il n’y a pas de temps, il n’y a que des tempos. »Jacques Serguine, « Eloge de la fessée", Folio

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