Noah
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Il s'appelle Noah. Il a peut-être 20 ans. Il a une copine, Amy, partie faire ses études ailleurs. Noah est sur l'écran de son ordinateur. Il consomme et communique. Présenté au festival du court-métrage de Toronto, Noah est un chef d’œuvre.

"Regarder passivement sur un écran l'histoire d'un type qui regarde activement un écran." C'est comme ça que j'ai twitté le court-métrage de Patrick Cederberg. Noah est une mise en abyme, un film qui questionne nos pratiques sur Internet. Quelles actions sont des réflexes conditionnés par l'habitude ? Comment dissimule-t-on l'inavouable derrière un écran ? Être seul et connecté au monde, c'est paradoxal, c'est comme ça que nous pouvons être amené à parler de n'importe quoi avec n'importe qui.

Noah se sépare d'Amy. C'est une histoire d'amour commune d'un jeune couple qui s'éloigne, se trompe, se sépare et se manque. Le spectateur est derrière l'écran de Noah, la main sur sa souris, il ressent les états-d'âme de Noah à travers sa navigation sur Facebook, Skype, Chatroulette et Youporn.

Je pourrais vous raconter l'histoire de Noah et Amy mais ça vous donnerait une bonne raison de ne pas voir ce court-métrage. Pour une fois, essayez de réprimer l'envie frénétique de changer d'onglet ou de suivre un hyperlien. Ne cliquez pas, Noah prend la main :

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image lien émission netplusultra © Radio France
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