C’est demain mercredi, à 11 heures, au cinéma du Panthéon à Paris ( 13, rue Victor Cousin !) que s’ouvre la première édition de « Ciné Nordica, une semaine de cinéma suédois et norvégien » laquelle durera six jours, jusqu’à dimanche prochain inclus. Six jours pour avoir des nouvelles d’une cinématographie suédoise, notamment, que l’on pourrait croire tétanisée, voire anéantie par l’héritage bergmanien. Rien n’est évidemment plus faux. Un cinéma suédois existe bel et bien après le maître, à l’image de Roy Andersson dont on pourra (re)découvrir d’ailleurs les courts métrages, les films publicitaires et les longs métrages. Encore un festival de cinéma, me direz-vous. Certes, on en recense plus de 300 chaque année en France, mais il faut juger chacun d’entre eux à l’aune de ce qu’il propose aux cinéphiles-spectateurs. De ce point de vue « Ciné Nordica affiche une belle ambition : à travers ce festival, il s’agit de montrer des films suédois et norvégiens inédits en France ou sur le point de sortir en salles. Autrement dit, de nous donner à voir des images et des histoires encore trop rares sur nos écrans habituels. C’est le cas par exemple de « Morse » qui nous parvient précédé d’une sulfureuse et laudative réputation… vampyresque ! Ou bien encore de « Involontaires » qui était présenté à Cannes cette année. Je vous laisse le soin de découvrir la riche programmation d’un festival à qui l’on souhaite longue vie, en allant à l’adresse suivante : www.cinenordica.com. Un dernier mot cependant. Bergman est évidemment présent. A travers des pubs pour le savon Bris qu’il réalisa en 1951, mais surtout ne manquez pas dimanche soir prochain, à 20 heures, la projection des « Fraises sauvages » suivie de son making of par Bergman lui-même, le tout commenté, analysé, célébré par Arnaud Desplechin au cours d’une discussion avec Jean Douchet. Que les internautes non-parisiens veuillent bien me pardonner cet éclairage… capital ! Mais fort heureusement certains films montrés à Paris grâce à Ciné Nordica seront bientôt visibles en salles et d’autres pourraient trouver un futur distributeur. C’est également tout le prix de ce type d’initiative.Sinon quoi ? Patrice Leconte vient d’annoncer qu’il tournerait encore deux films et puis basta ! C’est drôle, on ne croit qu’à moitié à cette retraite anticipée. A suivre…J’ai déjà dit ici-même tout le mal que je pense de « Vilaine » qui sera demain en salles. D’insondables crétins viennent d’offrir au film une publicité gratuite : la SPA, via un communiqué officiel, se dit « choquée » par l’affiche où l’héroïne tient un chat vivant au-dessus d’une poubelle et ladite société d’ajouter : « Les producteurs ont-ils conscience de l’impact d’une telle image sur un public fragile, imitant l’actrice pour s’amuser ? Ont-ils pensé à l’aspect cauchemardesque pour l’enfant proche de son chat ? » Question : la SPA a-t-elle conscience de son ridicule ? Il semble qu’en retour les deux réalisateurs aient revendiqué un « humour con ». Si seulement… Le débat, comme on le voit, vole haut. Match nul.Hors cinéma, mais tout près quand même, on vient d’apprendre qu’Olivier Assayas tournera en janvier prochain une fiction de 3 x 90’ centrée sur le terroriste Carlos. Le cinéma italien a consacré plusieurs films aux Brigades rouges. Le cinéma allemand en a fait de même pour la RAF. Le cinéma français reste muet à propos d’Action Directe. Etrange silence.La phrase du jour ? « Ce Baader, quel con ! C’est un « chinois » incompréhensible ! » Jean-Paul Sartre à Daniel Cohn-Bendit, en 1974.

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