Le réalisateur est mort lundi à 76 ans, suite à un cancer. Symbole de la nouvelle vague iranienne des années 60, il avait obtenu la Palme d'Or en 1997 pour "Le goût de la cerise".

Abbas Kiarostami au festival de Cannes en 2012
Abbas Kiarostami au festival de Cannes en 2012 © Vincent Kessler

C'est une légende du cinéma qui disparaît, l'un des plus grands réalisateurs du monde. Abbas Kiarostami s'est éteint à l'âge de 76 ans, dans un hôpital français où il avait été admis il y a une semaine pour un traitement contre le cancer. Il avait révélé la puissance du cinéma dans son pays, avec une vingtaine de films, comme "Où est la maison de mon ami", l'un des films les plus étudiés dans les écoles françaises. Le premier film d'Abbas Kiarostami a été diffusé en France en 1987.

À ce moment, dans son pays, il est déjà une star., la figure de proue de la nouvelle vague iranienne.  Sans réellement parler de politique, ses films évoquent le quotidien des gens de la rue à l'époque du Shah, puis de la révolution islamique. En 1979, il est l'un des rares artistes de son pays à ne pas choisir l'exil au moment du changement de régime.

Cinéaste du réel, humaniste, poète, maître absolu depuis 30 ans du cinéma iranien, Abbas Kiarostami a remporté tous les prix, en particulier une Palme d'or à Cannes en 1997 pour "Le Goût de la Cerise", une consécration absolue.

Abbas Kiarostami n'était pas seulement le plus grand cinéaste iranien, il était aussi un artiste accompli, formé aux Beaux-Arts et passionné de peinture, de photo, d'écriture... Il avait à lui seul changé l'image de l'Iran et ouvert la voie à toute une génération d'artistes qui lui rendent hommage ce mardi.

Décryptage de cet héritage avec l'historien du cinéma Jean-Michel Frodon :

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.