Un film d'Alain Resnaisavec Sabine Azéma, Hippolyte Girardot, Caroline Silhol, Michel Vuillermoz, Sandrine Kiberlain et André Dussollier

Dans la campagne anglaise du Yorkshire, la vie de trois couples est bouleversée pendant quelques mois, du printemps à l’automne, par le comportement énigmatique de leur ami George Riley.Lorsque le médecin Colin apprend par mégarde à sa femme Kathryn que les jours de son patient George Riley sont sans doute comptés, il ignore que celui-ci a été le premier amour de Kathryn. Les deux époux, qui répètent une pièce de théâtre avec leur troupe amateur locale, persuadent George de se joindre à eux. Cela permet à George, entre autres, de jouer des scènes d’amour appuyées avec Tamara, la femme de son meilleur ami Jack, riche homme d’affaires et mari infidèle. Jack, éploré, tente de persuader Monica, l’épouse de George qui s’est séparée de lui pour vivre avec le fermier Simeon, de revenir auprès de son mari pour l’accompagner dans ses derniers mois. Au grand désarroi des hommes dont elles partagent la vie, George exerce une étrange séduction sur les trois femmes : Monica, Tamara et Kathryn.Laquelle George Riley emmènera-t-il en vacances à Ténérife ?

Aimer, boire et chanter sera en compétition au festival de Berlin qui commence le 6 février

"Pourquoi ce titre, Aimer, boire et chanter qui n’a rien à voir avec le titre original de la pièce d’Alan Ayckbourn, Life of Riley ? Pour le rythme. La pièce était entièrement imprégnée de la musique des Pink Floyd. Pour moi, cela indiquait une époque précise, les années 1960 / 1970 et je voulais m’en détacher. Je cherche beaucoup à rythmer les changements de vitesse d’un film, à ce que la réalisation soit disparate. Des moments avec un découpage timide, académique, et puis, que subitement le ton change.Voilà ce dont je rêverais : que le spectateur dans la salle se dise, oui, bon, c’est du théâtre filmé, et soudain change d’avis, oui, mais au théâtre, on ne pourrait pas faire ça… Et ça redevient du théâtre, et ça redevient du cinéma, et parfois de la bande-dessinée [...]Aimer, boire et chanter ? On prend trois couples normaux, ou ce qu’on appelle normaux, qu’ils soient très heureux ou très malheureux, il suffit que survienne un évènement qui dérange, George, ça fiche l’hystérie partout. Oui, c’est drôle, mais il y a tout de même des moments où je fais passer l’ombre de la mort, sur une musique légère… Il y a une chose assez rare avec ce film : lorsqu’il a été terminé, nous avons constaté, le monteur Hervé De Luze et moi, que ce qu’on appelle "le chutier" - la corbeille où l’on jette les chutes, les scènes supprimées - était vide. Rien n’avait été coupé, tout avait été tourné. Oui, on peut dire ça, rien à jeter ! Il est vrai qu’il y a beaucoup de plans-séquences, des scènes dans leur continuité.Les comédiens ont été étonnants d’ailleurs. D’eux-mêmes ils se sont réunis en dehors des heures de tournage pour répéter. On a gagné un temps fou !" - Alain Resnais

Aimer, boire et chanter
Aimer, boire et chanter © radio-france
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