de Cristian Mungiuavec Cosmina Stratan, Cristina Flutur, Valeriu Andriuţă

Alina revient d’Allemagne pour y emmener Voichiţa, la seule personne qu’elle ait jamais aimée et qui l’ait jamais aimée. Mais Voichiţa a rencontré Dieu et en amour, il est bien difficile d’avoir Dieu comme rival.

Lors du dernier festival de Cannes, Cosmina Stratan et Cristina Flutur ont obtenu un double prix d'interprétation féminine et Cristian Mungiu le Prix du scénario

Eva Bettan a rencontré Cristian Mungiu

Note du réalisateur

Au delà des collines est avant tout pour moi un film sur l’amour et le libre arbitre ; principalement sur la façon dont l’amour peut rapprocher les concepts de Bien et de Mal. La plupart des plus grandes erreurs de ce monde furent commises au nom de la foi et avec la conviction absolue qu’elles servaient une bonne cause.Au delà des collines parle également d’une certaine façon de vivre la religion. Ça m’a toujours intéressé d’observer l’attention que mettent les croyants à respecter les règles et les interdits alors qu’ils appliquent si peu l’essence et la sagesse du christianisme à leur vie de tous les jours.En travaillant sur le film, j’ai lu avec attention la liste des péchés référencés par l’Église Orthodoxe. Il y en a beaucoup (464!) et quand on les lit, il n’y a plus de question à se poser. Pourtant, il y a un péché qui n’est pas dans la liste et qui est de loin le sujet dont je voulais le plus parler dans le film : le péché d’indifférence. Ou peut-être n’est-ce pas un péché s’il n’est pas dans la liste. Mais alors qu’est-ce que c’est? Est-ce dangereux ou pas? Le film parle aussi des différentes façons dont le Mal peut manipuler les gens et des formes subtiles sous lesquelles il peut se manifester. Je me demande si l’indifférence n’est pas l’une d’elle...Avant tout, Au delà des collines veut parler des options et des choix de vie qui résultent de l’éducation ou du manque d’éducation et à quel point de nombreuses choses dans la vie dérivent d’éléments sur lesquels nous n’avons pas prise, dont nous ne sommes pas responsables. Comme par exemple notre lieu de naissance, nos parents et notre communauté.Le film parle aussi d’une région du monde où - comme bien d’autres – une longue exposition à une série infinie de malheurs et d’atrocités de toutes sortes transforme les gens, les rend inertes et incapables de réagir à des signaux évidents. Ce n’est pas nécessairement leur faute – c’est simplement l’instinct de survie. Mais c’est vécu comme un fardeau pour les gens qui y survivent !

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