Le cru 2009 du Festival de Cannes s’annonce des plus alléchants. Certes, au petit jeu des pronostics, on risque toujours de se retrouver in fine avec des sélections plus ou moins décevantes. Mais, à l’heure actuelle, les rumeurs vont bon train et c’est un Festival de cinéastes stars qui semble se profiler à l’horizon, si l'on en croit nos confrères du "Film français". Jugez plutôt.Côté France tout d’abord, on parle des nouveaux films d’Alain Resnais (« Les Herbes folles »), Jacques Audiard (« Le Prophète »), Patrice Chéreau (« Persécution »), Xavier Giannoli (« Je suis parti de rien »), Bruno Dumont (« Hadewijch »), Cédric Kahn (« Les Regrets ») ou bien encore ceux de Stéphane Brizé (« Mademoiselle Chambon ») et Marina de Van (« Ne te retourne pas »). Côté Monde, la palette est évidemment plus vaste encore et l’aéroport international de Nice Côte d’Azur aura assurément du beau monde dans ses avions. Seront peut-être présents à Cannes, Pedro Almodovar (« Les Etreintes brisées »), Lars von Trier (« Antéchrist »), Ken Loach (« Looking for Eric »), Quentin Tarantino (« Inglorious Basterds ») Marco Bellochio (« Vincere »), Jane Campion (« Bright Star »), Michael Haneke (« Le Ruban blanc), les frères Coen (« A serious Man ») et Steven Soderbergh (avec deux films : « The Girlfriend Experience » et « The Informant »). On cite également Terry Gilliam, Cristian Mungiu, Elia Suleiman, Ang Lee, Todd Solondz, Johnnie To, entre autres.C’est le 23 avril prochain que via une conférence de presse les organisateurs du Festival dévoileront leurs choix. D’ici là, rien n’est joué.Hier, j’ai assisté à une projection de « Coco », le nouveau film écrit, réalisé et joué par Gad Elmaleh. C’est forcément un film « bourré de gags ». Je vous livre l’un d’entre eux en avant-première : Coco, le personnage principal, doit, pour des raisons dont je vous évite les détails, rencontrer « le Grand Rabbin ». Au bout d’un moment, on annonce l’arrivée dudit Grand Rabbin et survient un rabbin qui… mesure deux mètres. Il est possible que l’humanité se divise en deux : ceux que cela fera s’effondrer de rire et les autres qui seront atterrés par ce gag éculé. En restant de marbre hier, j’ai par la force des choses choisi mon camp. Ce n’est évidemment pas plus grave que cela, docteur.La phrase du jour ? « Nous croyons au suspense. Nous croyons au destin. » Jean-Luc Godard

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