Rencontre ce matin avec l’homme qui murmure à l’oreille de sa petite caméra, dans son appartement parisien de la Porte de Saint Cloud ! Alain Cavalier sera présent, par le biais de cet entretien enregistré aujourd’hui, dans l’émission de vendredi prochain entre 17 et 18 heures. Je vous laisse donc le soin, le plaisir plutôt, de découvrit en direct ce que nous a dit ce cinéaste pas comme les autres et dont le film, magnifique et sublime, intitulé « Irène » sera en salles mercredi prochain : réservez absolument votre date !. Grande première selon lui, il nous a reçu chez lui donc, au rez-de-chaussée d’un petit immeuble, au fond d’une cour jolie malgré la pluie fine de ce matin. L’entretien s’est déroulé dans son bureau. Quatre chaises, un bureau, une table, le tout en bois, et les murs blancs. On se croirait presque chez sa…Thérèse, dans un lieu monacal, accueillant à force d’être dénudé. Au mur, on aperçoit quelques grandes feuilles séchées, des photos (dont celle d’une nativité de La Tour), et des feuilles écrites à la machine et des ce coupures de presse. Curieuse impression d’être en territoire connu tant l’intérieur du « filmeur » nous est familier et de s’interdire dans le même temps de trop regarder, de détailler les photos et, pire encore, d’aller voir ce qu’il est écrit sur les murs ! Ainsi va le cinéma d’Alain Cavalier : proche, tellement proche, mais avec la nécessaire distance, celle qui préserve de l’obscène, du voyeurisme et autres insanités visuelles.On écoute Cavalier comme on regarde ses films, parce que sa voix est au centre même d’un processus artistique qui met le spectateur en état d’hypersensibilité. Pas un bruit extérieur ne vient troubler ce qu’il nous dit ce matin-là, comme dans cette salle cannoise où nous avons découvert son film en mai dernier. Avec lui et face à lui, on redécouvre peut-être ce qu’est réellement un timbre de voix et comment ce timbre peut accompagner à la perfection des images. Une voix et des images : le cinéma de Cavalier est touché par la grâce. Et parce que le filmeur se filme lui-même, la rencontre avec lui dans ce petit bureau dépouillé de tout ou presque relève non de l’exercice habituel mais du prolongement que l’on souhaiterait que chaque spectateur amoureux d’ « Irène » puisse entreprendre avec le cinéaste. Ici, point de (mauvaise) surprise lors de la confrontation avec le « réel », en l’occurrence avec le cinéaste. Ecoutez Cavalier ce vendredi et vous aurez envie, sans nul doute, de courir voir son film cinq jours après. D’ici là, je vous reparlerai d’ « Irène », ce film aux mille sortilèges, portrait d’une bien aimée et d’une amoureuse.Ah ! ça ira !La phrase de la nuit ?« Qui sait tout souffrir peut tout oser »Vauvenargues

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