Réalisateur, scénariste et compositeur, artiste avant-tout, Bertrand Bonello est le président de Cinéfondation cette année et remettre la Caméra d'or aux court-métrages. Il était déjà membre de ce jury en 2009.

Bertrand Bonello
Bertrand Bonello © AFP / Yann Coatsaliou

Bertrand Bonello ! Quand on le dit, il y a une musicalité indéniable dans cette alliance de noms. 

Bertrand Bonello suit des nombreux artistes au début de sa carrière comme François Hardy ou Gérard de Palmas, jusqu'à se tourner vers le cinéma dans les années 90 avec le court-métrage Qui je suis, adapté de Pier Paolo Pasolini. Il garde néanmoins cette passion pour la musique tout au long de sa carrière cinématographique. 

Il présente son deuxième film au Festival de Cannes, spécifiquement à la Semaine de la critique en 2001. Il s'agit du Pornographe, avec Jean-Pierre Léaud. Bertrand Bonello y décortique le métier de cinéaste, les relations père/fils, mais également l'engagement politique. Le film reçoit le prix FIPRESCI (Fédération internationale de la presse cinématographique).

Il revient au Festival de Cannes en 2003 avec le film Tiresia présenté en compétition officielle. En 2005, il présente Cindy, The Doll is mine en hors compétition. En 2008, il sort De la guerre présentée à la Quinzaine des réalisateurs. 

En 2011 sort son grand succès L'Apollonide : Souvenirs de la maison close avec un casting éclatant, un budget limité et une histoire osée sur la vie d'une maison close et de ses pensionnaires. Le film est acclamé par la presse et présenté en compétition officielle au Festival de Cannes de la même année. Après ce succès, il réalise le biopic sur Yves Saint-Laurent, nommé Saint-Laurent, qui sort en 2014, avec pour acteur principal Gaspard Ulliel. Il souhaitait raconter le personne construit par Yves Saint-Laurent de lui-même et le coût de cette image présente constamment dans la vie du couturier. En parallèle, il se heurte au biopic du même Yves Saint-Laurent, réalisé par Jalil Lespert. 

En 2012, il préside le jury de la Semaine de la critique au Festival de Cannes. 

En 2015, Il évoque un projet de film, au début appelé Paris est une fête qui traite d'une jeunesse qui pose des bombes dans Paris, visiblement joués par des acteurs non-professionnels, éloignés de tout contexte politique et culturel marqué. De cette manière, le cinéaste souhaitait répondre à la détresse de la jeune génération d'aujourd'hui. Il dit dans une interview aux Inrocks, quand on lui demande si la destruction va se manifester dans ce film par du terrorisme : "Plus que du terrorisme, c'est le désir d'un geste face au questionnement : est-ce que la parole est encore entendue ? La parole politique, on ne l'entend plus". Mais dans un contexte tendu en France, le film n'est pas accepté au Festival de Cannes en 2016. Bertrand Bonello s'en expliquera à Première

► (RÉ)ÉCOUTER | L'Heure Bleue : Les mondes de Bertrand Bonello

37'13

L'Heure Bleue : Les mondes de Bertrand Bonello

Par France Inter

Pour son retour au Festival de Cannes cette année, il est donc président du jury de Cinéfondation et courts-métrages !

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