Luc Besson dans le colimateur de la Cour des comptes
Luc Besson dans le colimateur de la Cour des comptes © Maxppp / ChinaFotoPress

Le réalisateur est-il lié à un "détournement de fonds publics" sur le financement de sa Cité du cinéma à Saint-Denis ? C'est ce que soupçonne la Cour des comptes, dans une "note confidentielle" révélée par Le Parisien.

Une note qui serait actuellement sur le bureau de la garde des Sceaux, selon le quotidien, en plus d'avoir été transmis "à la justice".

Balivernes, selon la société de Luc Besson, Europacorp, qui se déclare "très surprise" et "indignée par cette mise en cause indue".

EuropaCorp n'a eu aucune connaissance d'un éventuel rapport de la Cour des comptes. Elle n'a d'ailleurs été interrogée par personne

Pas de commentaire non plus de la Cour des comptes ou du ministère de la Justice.

Pourtant si l'on en croit le document du Parisien, les juges financiers auraient pointé du doigt "le financement public de la Cité du cinéma, décidé par quelques hauts responsables publics" et qui aurait "été effectué pour permettre l'aboutissement du projet qu'une société privée portait pour son bénéfice, le caractère général du projet restant à démontrer".

Les précisions de Corinne Audouin.

Inaugurée en l'absence (remarquée) d'Aurélie Filippetti

En clair, le caractère de service public du projet de Luc Besson n'est pas clair, alors que dans le même temps on note un "souhait de la présidence de la République" (Nicolas Sarkozy, à l'époque des faits) de le faire "aboutir". Le directeur général d'Europacorp, Christophe Lambert, serait d'ailleurs directement lié à l'Élysée, puisqu'il a "travaillé auprès de Nicolas Sarkozy pendant la campagne de 2007".

De son côté, Europacorp affirme n'avoir bénéficié "d'aucune aide financière publique d'aucune sorte pour sa réalisation".

La Cité du cinéma a été financée par un partenariat public-privé (La Caisse des Dépôts et le Groupe Vinci) et c'est ce modèle de financement qui a permis sa réalisation - sans l'intervention financière de la Seine-Saint-Denis.

Le site a été inauguré en septembre 2012 à Saint-Denis. Il a été construit sur le site d'une ancienne centrale thermique. À l'époque, la nouvelle ministre de la Culture Aurélie Filippetti avait "séché" la cérémonie. "L'histoire semble lui donner raison", assure une source proche du dossier.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.