Trois courts-métrages diffusés sur internet racontent ce que les androïdes ont enduré depuis la fin du premier Blade Runner. Une introduction à sa suite, qui sort ce mercredi.

Le réalisateur Denis Villeneuve, en promotion pour Blade Runner 2049, à Rome, le 19 septembre.
Le réalisateur Denis Villeneuve, en promotion pour Blade Runner 2049, à Rome, le 19 septembre. © Maxppp / Maria Laura Antonelli

Trente-cinq ans. C'est le temps qu'il aura fallu pour sortir une suite à Blade Runner, film culte de Ridley Scott sorti en 1982. Trente-cinq ans pour nous, trente ans pour Rick Deckard, le héros initial interprété par Harrison Ford. Blade Runner premier du nom se déroulait en 2019, dans un Los Angeles cyberpunk où Deckard traquait un groupe de rebelles replicants, des androïdes-esclaves aux aspirations humaines qui ne tarderont pas à assassiner leur créateur.

Blade Runner 2049, réalisé par Denis Villeneuve, sort en salles ce mercredi. L'intrigue se déroule donc trente ans après le premier film, dans un univers apocalyptique où la production veut nous faire comprendre qu'une chose n'a pas changé : la chasse aux replicants.

2022, la planète est frappée par une explosion électromagnétique

Histoire d'attirer encore un peu plus les fans, qui découvrent depuis quelques jours les critiques dithyrambiques de ceux qui ont pu voir le film, Warner Bros. et le réalisateur Denis Villeneuve ont commandé trois courts-métrages qui viennent combler les trous entre les deux Blade Runner. Le dernier, intitulé "Black Out 2022" et réalisé par Shinichiro Watanabe (créateur notamment de la série animée culte Cowboy Bebop), a été diffusé dimanche dernier et a déjà dépassé les 500.000 vues sur Youtube.

Nous sommes, donc, en 2022. Des Nexus 6 du premier Blade Runner, nous sommes passés au Nexus 8, une nouvelle génération de replicants dont la durée de vie n'est plus limitée, mais similaire à celle de l'espèce humaine. Déjà traqués par les suprématistes humains, les Nexus 8 deviennent rapidement les cibles de toutes les haines lorsqu'une explosion électromagnétique se produit, effaçant les données électroniques tout autour du globe. La production de replicants est alors interdite et les humanoïdes restants vivent cachés, comme le montre "2048 : Nowhere To Run", l'un des trois courts-métrages.

"Mes replicants ne se rebelleront jamais"

Le premier court-métrage à avoir été diffusé, "2036 : Nexus Dawn", a introduit, un mois avant la sortie du film, l'un des personnages centraux de Blade Runner 2049 : Niander Wallace, interprété par Jared Leto. Malgré l'interdiction prononcée après le black out, sa société, Wallace Corporation, a mis au point une nouvelle génération de replicants : les Nexus 9, dont la durée de vie est livrée au bon vouloir du client, et donc, potentiellement extensible. Ce qui fait dire à Wallace : "Mes replicants ne se rebelleront jamais (...), ils ne feront qu'obéir." Pour en persuader son auditoire, il n'hésite pas à demander à son humanoïde de se suicider devant lui.

Si Denis Villeneuve et Warner Bros. ont su habilement créer des ponts entre l'histoire du premier et celle du deuxième Blade Runner, les bandes-annonces successives ont, elles, déjà imprimé l'identité visuelle du nouveau film. Trente ans après les aventures de Rick Deckard, les voitures volantes sont toujours là, mais les paysages ont pris un sacré coup : chaque scène en extérieure est plombée par la pollution, une brume bleutée et inquiétante pour la ville, orangée et poussiéreuse pour les grandes étendues. C'est dans ce décor que K, incarné par Ryan Gosling, va retrouver Deckard, qui vit caché depuis trente ans. Trente-cinq ans pour nous, donc.

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