On a décidé de quitter la peau de Nanni Moretti définitivement : trop dur d'habiter le cerveau de "l'artiste absolu" selon la belle formule de la cinéaste Patricia Mazuy à propos du Président du Jury 2012.

Affiche de Cannes
Affiche de Cannes © Festival de Cannes 2012

On aimerait se mettre dans la peau d'Emmanuelle Devos pour assister intelligemment aux réunions dudit Jury.

On reste sans voix en écoutant Bérénice Béjo défendre un prétendu pré carré féminin réduit au rôle de potiche de cérémonie (le lendemain du bel hommage paritaire à Curie-Ferry, c'est d'autant plus dommage et hors de propos...)

Tout comme on reste sans voix en entendant Wes Anderson évoquer à propos de son nouveau film et le Truffaut de "L'Argent de poche" et Le Pialat de "L'Enfance nue" et le Eustache de "Mes petites amoureuses". Il est fort ce Wes : en une phrase au micro d'une radio française placer ainsi trois cinéastes français évidemment, chapeau... Mais gare aux comparaisons et aux captations d'héritage frauduleuses. Car, on y reviendra ici-même, mais la démarche d'Anderson me semble aller à l'opposé de celle des trois auteurs cités. On l'aura compris, je n'ai guère apprécié le nouvel opus d'Anderson qui fait l'ouverture du Festival ce soir.

Qu'en pensera d'ailleurs Moretti, lui qui s'est toujours élevé contre le prétendu vert paradis de l'enfance et contre la dictature des enfants ?

Quoi qu'il en soit, vivement Cannes !

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