Avant toute chose, le synopsis de JAGTEN (LA CHASSE) de Thomas Vinterberg :

Après un divorce difficile, Lucas, quarante ans, a trouvé une nouvelle petite amie, un nouveau travail et il s'applique à reconstruire une relation avec Marcus, son fils adolescent. Mais quelque chose tourne mal. Presque rien. Une remarque en passant. Un mensonge fortuit. Et alors que la neige commence à tomber et que les lumières de Noël s'illuminent, le mensonge se répand comme un virus invisible. La stupeur et la méfiance se propagent et la petite communauté plonge dans l'hystérie collective, obligeant Lucas à se battre pour sauver sa vie et sa dignité.

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Jagten
Jagten © Radio France

Certes, on a le synopsis qu'on mérite. Mais à ce point... Tant de circonvolutions pour ne pas dire l'essentiel, soit une accusation d'attouchement par une petite fille de l'école dans laquelle le héros travaille... Soit l'exact synopsis alors d'un vieux film d'André Cayatte LES RISQUES DU METIER avec Jacques Brel dans le rôle principal. Film dont la seule utilité était d'introduire à la perfection un numéro des défunts "Dossier de l'écran" sur la défunte Antenne 2. Rien de plus, rien de moins dans ce nouveau film de Vinterberg. On s'apprêtait à oublier ses deux précédents films et à célébrer son retour au pays natal et donc au cinéma des origines. Hélas, rien ne fonctionne ici dans cette histoire qu'on a le sentiment d'avoir vu des dizaines de fois avec des personnages bien balisés : l'adulte victime du mensonge des enfants et de leur duplicité, les autres adultes tous ou presque prêts à renouer avec la loi du Talion, etc. Et venant de l'ancien "Dogmatique" Vinterberg, on s'attendait au moins à un véritable propos cinématographique. Que nenni ! Le sujet du devoir sur table du jour sera donc : "Peut-on être le cinéaste d'un seul film ?" Merci de ne pas copier sur le voisin.

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