Raymond Depardon a présenté hier à Cannes, dans la section "Un certain regard", "La vie moderne", troisième épisode de sa série "Profils paysans". Film bouleversant sur quelques fermiers de moyenne montagne en France, portrait de vies précaires et passionnées qui s'étiolent avec le temps et ne vont pas tarder à disparaître (sortie à l'automne). A Cannes, entouré de sa compagne Claudine Nougaret, preneuse de sons de nombreux de ses films, le documentariste ne peut s'empêcher de faire passer le festival dans l'objectif de son Leïca. Il porte son appareil autour du cou, et même pendant l'émission, il vous photographie. Amusé, il avoue : "il y a toujours, toujours quelque chose à prendre à Cannes!". En partant, de son pas lent de fils de paysan (il a 66 ans) et l'oeil bleu (comme sa chemise) toujours aussi vif et perçant, il conseille, lui, le timide bavard : "Continuez à parler d'image à la radio! Vous êtes de moins en moins nombreux. Continuez!L'image, l'image!"

Eric Gaillard/Reuters
Eric Gaillard/Reuters © Radio France
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