"Le mois de l'Avent est de pluie et de vent, tire ton bonnet jusqu'aux dents".

Nous nous plaçons sous la protection de ce dicton nordique pour entamer ce calendrier de l'Avent. Que celui qui n'a jamais salivé à l'idée d'ouvrir une petite case pour y trouver un Kinder Surprise ou un bonbon acidulé me jette la première pierre. Ici, point de confiserie, mais juste des coups de cœur qui feraient des beaux cadeaux... Ringard ledit calendrier ? Tant pis, on s'y essaye ici, et chaque jour durant les 24 à venir ! Qu'on se le dise ...

JEUDI 1er DECEMBRE

Parade
Parade © radio-france

CASE N°1 : La Parade est passée de Kevin Brownlow (Institut Lumière/ Actes Sud)

Derrière ce premier jour se cache tout simplement le premier cinématographe, celui des origines et du muet. Soit un gros pavé de 1000 pages qu'on lit comme un roman parce qu'il est le roman d'une vie ou de plusieurs vies, celles des pionniers du cinématographe, de Griffith à Gance, en passant par DeMille, Keaton, Chaplin,... L'auteur de cette somme américaine a reçu en 2010 un Oscar d'honneur pour, je cite, "sa chronique sage et dévouée des années de parade". Pas si sage à vrai dire devant tant de folies créatrices assemblées. Il y fait revivre un âge d'or qui brille dans nos mémoires cinéphiles. Multipliant les anecdotes savoureuses autant que les analyses pertinentes, Brownlow a fait bien plus qu'un travail de simple historien. Il met littéralement en scène ce moment essentiel del 'histoire du Septième Art. Il fait donc œuvre de création et c'est ce qui rend cette "Parade" particulièrement précieuse. Parce qu'il est la jeunesse du cinéma, parce qu'il est tout sauf poussiéreux, ce cinéma muet doit toujours être mis en lumière, à l'heure de la 3D et du Tout numérique. Sous peine de perdre la mémoire et par conséquent de ressasser le passé sans même le savoir.

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