LUNDI 12 DECEMBRE

CASE N°12 : UN TROISIEME VISAGE de Samuel Fuller (éditions Allia)

Un troisième visage
Un troisième visage © éditions Allia

J'ai tué Jesse James, Shock Corridor, The Red Big One, c'est lui. Publiée par les éditions Allia dans le courant de cette année, cette autobiographie de l'un des plus intéressants cinéastes américains, Samule Fuller, mérite largement de figurer dans notre calendrier de l'Avent qui jour après jour poursuit son petit chemin de Noël ! Sous le titre général de "Un troisième visage, le récit de ma vie d'écrivain, de combattant et de réalisateur", en 608 pages et 170 photographies (mais pour la modique somme de 20 euros, autant le dire); Fuller raconte toute sa vie depuis les années 20 de son enfance à New-York jusqu'aux batailles du débarquement en Normandie et la découverte des camps nazis, en passant par les premières années de formation où il tente de devenir un journaliste affecté (évidemment !) aux affaires criminelles. Cette traversée d'un siècle (Fuller, né en 1912, est mort en 1997) relève presque de l'épopée tant Fuller est aux premières loges d'une Histoire souvent tragique. Dans sa belle préface, Scorsese écrit tout simplement : "Certains disent que si l'on n'aime pas les Rolling Stones, on n'aime pas le rock n'roll. De la même façon, je crois que si l'on n'aime pas les films de Sam Fuller, on n'aime pas le cinéma." On ne saurait mieux dire. Cette plongée autobiographique a forcément des effets secondaires chez le lecteur : on a envie de revoir tout Fuller parfce que de toute évidence, c'est de lui, de sa vie, de ses expériences heureuses ou violentes dont il parle à travers ses œuvres. Rien de très original, me direz-vous. Oui, mais rarement un cinéaste se sera autant livré par écrit en résonnance avec ce qu'il a filmé par ailleurs.

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