CASE N°14 : GEORGES MELIES L'ENCHANTEUR (éditions La Tour verte)

MERCREDI 14 MARS

Georges Meliès l'enchanteur
Georges Meliès l'enchanteur © La tour verte

N'en déplaise à mes confrères de Libération souvent plus inspirés, le Hugo Cabret de Martin Sorsese n'a rien d'un mauvais film, bien au contraire. On ne saurait trop vous conseiller d'aller le voir sans tarder, en y emmenant petits et grands. Outre les deux livres déjà évoqués et publiés par Bayard Jeunesse, il convient donc d'ajouter dans cette hotte dédiée à l'inventeur des effets spéciaux mais pas spécieux, eux, et du "cinémagique", un livre que les éditions "La Tour verte" décidément très inspirées (la passionnante bio de Corinne Luchaine par Carole Wrona, c'est le même éditeur) viennent opportunément de ressortir sous une forme revue et augmentée. En 1973, avec une préface de René Clair, Madeleine Malthête-Méliès, la petite-fille du cinéaste, retraçait toute la vie de son aïeul auprès de qui elle vécut dix ans. Un travail biographique et un travail de mémoire intiment mêlés pour notre plus plus grand plaisir, comme si Méliès revivait à travers le témoignage de celle qui, dans le film de Scorsese, s'appelle Isabelle. C'est donc de "grand-père" dont il est question tout au long d'un livre qu'on lit comme un roman tant la vie de Méliès alterne les moments heureux et les coups du sort. Incroyable destin en vérité que celui de cet amoureux fou du spectacle qui n'avait d'autre envie que d'enchanter nos vies. A-t-on réellement fait mieux depuis dans le genre ? Méliès, c'est l'essence même du cinématographe, partagée avec les frères Lumière : à eux la "réalité" (ou réputée telle), à lui l'illusion (ou réputée telle). Revisiter ainsi sa vie avec sa petite-fille, c'est justement aller à la source de ce Septième art qui n'en finit pas dde multiplier les "machines" pour faire de nous des enfants pas dupes et des adultes émerveillés.

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