Reçu ce matin à mon courrier un nouveau DVD issu de l’excellente collection des Cahiers du Cinéma intitulée « 2 films de ». Cette fois, c’est au tour de Jean-Pierre Mocky d’avoir les honneurs de ce couplage cinéphile : deux films donc pour un auteur. En l’occurrence « Snobs » et « Un drôle de paroissien ». J’ai une tendresse particulière pour ce dernier. D’abord comme un souvenir d’enfance d’avoir vu ce film à la télévision. Et l’idée alors que Bourvil décidément me faisait rire, mais qu’il pouvait le faire dans un contexte plus acide, plus satirique, plus grinçant que dans ces rôles de faire-valoir auprès de De Funès. Découverte de l’importance de la notion d’un film de… Un film de Gérard Oury est différent d’un film de Jean-Pierre Mocky. Dans le temps de la formation, rien n’est évident, tout est affaire sinon d’émerveillements successifs du moins d’explorations attentives La cinéphilie se gagne étape par étape ! Il me semble que l’enfant est d’abord attiré par les acteurs, ceux qui sont devant la caméra. Celui qui la tient n’existe pas vraiment. Quand ai-je vraiment compris que Chaplin et Charlot ne faisaient qu’un réellement ? Pareil pour Keaton, le dieu-vivant d’un culte commencé avec « Le Mécano de La Générale ». Quand on va voir Guignol, on ne se demande pas qui tire les ficelles, puisqu’aussi bien d’ailleurs il n’y a pas de ficelles. C’est peut-être ça devenir adulte : voir les ficelles !Retour à Mocky le farceur. Oui, j’adore définitivement ce drôle de paroissien. D’abord donc pour les acteurs. Un régal : Bourvil, Blanche, Poiret, mais aussi Jean Tissier, entre autres. Les acteurs chez Mocky, c’est toujours un pur régal… d’enfance ! Et puis, il y a cette incroyable idée d’une famille de demi-dingues pris par la belle ivresse d’aller piller les troncs d’église pour se refaire une santé financière au motif que le travail est dégradant. Un joyeux délire iconoclaste, un chamboule-tout social des plus réjouissants, une liberté grande dans le ton et la forme. C’est tout Mocky en un film.Attention, ce post est pervers : le DVD en question n’est pas encore sorti. Il ne sera disponible à la vente que le 3 juin prochain. Promis, je vous le rappellerai le moment venu. Voir ou revoir « Un drôle de paroissien » est de toute première nécessité cinéphilique et gourmande !La phrase du jour ?« Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistro. C’est dire si dans ma vie j’ai entendu des conneries. »Extrait du dialogue d’ « Un idiot à Paris » écrit par Michel Audiard

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