Voici ce que les critiques ont pensé de "La Belle Époque" de Nicolas Bedos, "Grâce à Dieu" de François Ozon, "Hors normes" d'Éric Toledano et Olivier Nakache, "J'accuse" de Roman Polanski, "Les Misérables" de Ladj Ly, "Portrait de la Jeune Fille en Feu" de Céline Sciamma, "Roubaix, une Lumière" d'Arnaud Desplechin.

Une photo de deux Césars
Une photo de deux Césars © Quentin Ducros pour l'Académie des César

CINÉMA | Les différents films à l'affiche passés au crible des critiques du Masque & la Plume sont à retrouver ici.

Retrouvez toutes les critiques du Masque & et la Plume au sujet des sept films nominés pour Le César du meilleur film 2020 à l'occasion de la 45e cérémonie

À savoir que J'accuse, de Roman Polanski a été nommé douze fois ; La Belle Époque, de Nicolas Bedos, et Les Misérables, de Ladj Ly, onze fois ; Portrait de la Jeune Fille en Feu, de Céline Sciamma, a été nommé dans dix catégories ; Grâce à Dieu, de François Ozon et Hors Normes, d'Éric Toledano et Olivier Nakachea ont été nommés huit fois ; Roubaix, une Lumière, d'Arnaud Desplechin, sept fois : 

"La Belle Époque" de Nicolas Bedos

Victor (Daniel Auteuil) est dessinateur de presse et regrette "la belle époque". Marianne (Fanny Ardant), elle, est psychanalyste hyper-connectée. Tout deux sont opposés. Le fils propose à son père de revenir en arrière grâce à Antoine (Guillaume Canet), qui propose à des clients aisés de replonger dans l’époque de leur choix. Victor, lui, choisit l’année 1974 et le bistro où il vit apparaître la fameuse Marianne : 

Pour Éric Neuhoff c'est "un vrai bonheur dans tous les sens du terme, plein d'invention, de vitalité". 

Si Nicolas Schaller estime que le film compense les manques par une envie de cinéma et des scènes vraiment belles, réussies, touchantes et irritantes", Sophie Avon, elle, hormis des acteurs qu'elle trouve "grandioses", n'a pas du tout aimé regrettant "un dispositif compliqué qui ne marche pas du tout". 

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"Grâce à Dieu" de François Ozon

Alexandre (Melvil Poupaud), François (Denis Ménochet) et Emmanuel (Swann Arlaud) ont tous les trois été victimes d'un prêtre qui a abusé d'eux. Ils se lancent dans un combat pour libérer leur parole sur ce qu’ils ont subi. Il faudra du temps pour que le scandale éclate au grand jour et que le traumatisme des victimes soit reconnu : 

Danièle Heymann, Pierre Murat et Xavier Leherpeur ont trouvé le film "bouleversant" et "d'une grande intelligence" quand il est, pour Charlotte Lipinska, "un des plus grands films français de l'année 2019 en mêlant merveilleusement bien l'intime et le politique avec des acteurs absolument déments !"

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"Hors normes" d'Éric Toledano et Olivier Nakache

Bruno (Vincent Cassel) et Malik (Reda Kateb) portent à bout de bras deux associations qui accueillent, accompagnent dans la vie active de jeunes adultes autistes issus des quartiers difficiles. Bruno est juif, Malik musulman. Ils doivent se battre contre l'État qui les menace de leur refuser l’agrément : 

Alors que Michel Ciment salue l'optimisme du film en le qualifiant "d'anti-Ken Loach", Jean-Marc Lalanne trouve le film horripilant dans la représentation des choses, suivis de procédés trop tire-larmes

Quand Xavier Leherpeur et Charlotte Lipinska, eux, le jugent respectivement "remarquable" et "profondément touchant".

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"J'accuse" de Roman Polanski

Louis Garrel est Alfred Dreyfus, Jean Dujardin est le colonel Picquart. Un film qui aborde tous les rebondissements de l’affaire Dreyfus qui a enflammé la France. L’acteur principal du film est le colonel Picquart (Jean Dujardin), dont la complexité historique du personnage, pourtant antidreyfusard et antisémite, est ici retranscrite. Nommé à la tête du contre-espionnage, le colonel découvre que les preuves contre Dreyfus sont montées de toutes pièces et qu’il s’agit d’une erreur judiciaire : 

Les critiques étaient unanimes et ont salué l’adaptation cinématographique de l'affaire. 

Pour Xavier Leherpeur le film est remarquable : "c'est ce que Roman Polanski sait faire de mieux". Charlotte Lipinska, elle, a été totalement conquise par un "Jean Dujardin absolument admirable". 

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"Les Misérables" de Ladj Ly

Le film nous emmène au sein de la brigade anti-criminalité de Clichy-Montfermeil, formée de trois policiers, Stéphane (Damien Bonnard), Chris, (Alexis Manenti) et Gwada (Djebril Zonga). 

Nous voici dans la cité des Bosquets où se mêlent les communautés et où les trois policiers traquent un jeune qui a volé un lionceau dans un cirque. Jusqu'à qu'une bavure, un tir au LBD qu’un drone a capté, pour que la cité s'enflamme :

Éva Bettan et Charlotte Lipinska saluent "un très beau film, cinématographiquement et scénaristiquement formidable" quand pour Michel Ciment, "c'est le meilleur film réalisé au sujet des banlieues"

Seul Xavier Leherpeur n'a pas du tout aimé jugeant le film "d'une grande lourdeur et d'un procédé effroyablement caricatural".

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"Portrait de la Jeune Fille en Feu" de Céline Sciamma

Fin du XVIIIe siècle, Marianne (Noémie Merlant) est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse (Adèle Haenel), qui doit épouser un riche Italien. Mais celle-ci refuse de poser, ce qui contraint Marianne de la peindre en secret sur l’île bretonne, ne pouvant que capter des aspects impersonnels de sa personne en même temps que les sentiments suscités par cet art universel : 

Alors qu'Éric Neuhoff estime que "c'est un mauvais navet", Sophie Avon et Xavier Leherpeur jugent respectivement que le film est "lumineux d'intelligence" et admirable quant à l'interprétation qui y est faite de l'art universel". 

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"Roubaix, une Lumière" d'Arnaud Desplechin

Le film est inspiré d’un fait divers qui s’est déroulé, en 2002, dans la ville de Roubaix : le soir de Noël, Daoud, le chef de la police (Roschdy Zem), et sa nouvelle recrue (Antoine Reinartz) enquêtent sur le meurtre d’une vieille dame dans un quartier sensible. Les soupçons s'orientent sur les jeunes voisines de la victime, Claude (Léa Seydoux) et Marie (Sara Forestier) des toxicomanes, alcooliques, sans emploi, et amantes : 

Pour Éric Neuhoff "le film est de toute beauté, voire poétique". Si Nicolas Schaller et Xavier Leherpeur regrettent une première partie qui ne fonctionne pas du tout, ils en sont tout de même ressortis enchantés. 

Jean-Marc Lalanne, lui, n'a pas aimé et s'en surprend car "c'est vraiment, dit-il, le premier de ses films dont je suis ressorti extrêmement désorienté…"

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