Le rendez-vous annuel des meilleures productions méditerranéennes avec de nombreux films projetés et des professionnels du cinéma.

Cinemed 2021 Design Benjamin Seznec
Cinemed 2021 Design Benjamin Seznec © Troïka d’après Memory Box de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige

«  Cinemed envoie un message, à travers la puissance du septième art, qui est un appel aux états souvent trop sourds et indifférents aux génocides qui ont lieu chaque jour en Méditerranée. Un festival qui parle du monde d’aujourd’hui et de la façon dont nous pouvons tous nous efforcer de le rendre meilleur, par l’intégration, la rencontre, la solidarité et l’espoir. Des valeurs fondamentales qui, depuis des années, unissent les deux villes jumelles de Palerme et de Montpellier. »

Leoluca Orlando Président du festival Cinemed

►►► Cinemed propose deux soirées particulières :

  • Soirée d’ouverture avec le film Enquête sur un scandale d’État de Thierry de Peretti, vendredi 15 octobre au Corum – Opéra Berlioz à 20h30
  • Soirée de clôture avec Rose de Aurélie Saada, samedi 23 octobre au Corum – Opéra Berlioz à 19h après la Cérémonie de Palmarès

►►► Asia Argento sera la présidente du jury afin de remettre l’Antigone d’or à l’un des dix longs métrages présentés en compétition :

Concert Asia Argento
Concert Asia Argento / The Penolopes Rockstore

Amira de Mohamed Diab (Égypte/Jordanie/Émirats Arabes Unis/Arabie Saoudite, 2021, 1 h 38 mn). Avec Saba Mubarak, Tara Abboud, Ali Suliman, Ziad Bakri 

Amira, 17 ans, n’a jamais vu Nawar, son père, ailleurs qu’au parloir de la prison israélienne où il est détenu. Depuis toujours, Amira est vue comme la fille d’un héros de la Palestine dont elle a fièrement épousé la cause. Le jour où l’on découvre que Nawar est stérile et ne peut pas être son père, Amira se retrouve face à une question essentielle : qui est-elle ?

Souad de Ayten Amin (Égypte/Tunisie/Allemagne, 2021, 1 h 36 mn). Avec Bassant Ahmed, Basmala El Ghaiesh, Hussei, Ghanem 

Zagazig, une petite ville égyptienne, dans le delta du Nil. Souad, jeune femme de 19 ans, mène désormais une double vie. Bien que portant le voile et évoluant dans une société et un cercle familial conservateurs, Souad est, par ailleurs, obsédée par son image sur les réseaux sociaux et entretient plusieurs relations virtuelles secrètes avec des hommes.

Sis dies corrents de Neus Ballús (Espagne, 2021, 1 h 25 mn). Avec Mohamed Mellali, Valero Escolar, Pep Sarrà, Paqui Becerra 

Pour valider sa période d’essai d’une semaine, un plombier marocain doit composer avec une clientèle et des collègues excentriques. Valero, son supérieur, doute que Moha soit suffisamment qualifié ou que les clients puissent accepter un plombier d’origine marocaine. Six jours ne suffisent probablement pas pour faire tomber les préjugés.

Libertad de Clara Roquet (Espagne/Belgique, 2021, 1 h 44). Avec Maria Morera, Nicolle Garcia, Nora Navas 

Espagne, l’été. Libertad fait irruption dans la vie de Nora, 15 ans, et bouscule le calme habituel de ses vacances en famille. Ces deux jeunes filles que tout oppose nouent alors une amitié profonde qui marquera leur entrée dans l’adolescence.

Et il y eut un matin de Eran Kolirin (Israël/France, 2021, 1 h 41 mn). Avec Alex Bakri, Juna Suleiman, Salim Daw 

Sami vit à Jérusalem avec sa femme Mira et leur fils Adam. Ses parents rêvent de le voir revenir auprès d’eux, dans le village arabe où il a grandi. Le mariage de son frère l’oblige à y retourner le temps d’une soirée... Mais pendant la nuit, sans aucune explication, le village est encerclé par l’armée israélienne et Sami ne peut plus repartir. Très vite, le chaos s’installe et les esprits s’échauffent.

Anima bella de Dario Albertini (Italie, 2021, 1 h 35 mn). Avec Madalina Di Fabio, Luciano Miele, Piera Degli 

Gioia a 18 ans. Elle vit avec son père dans un petit village des montagnes où elle travaille comme bergère. Rayonnante et généreuse, elle prend soin de sa communauté en collectant et livrant chaque jour quelques litres d’eau thermale provenant de la source “miraculeuse”, bien connue pour ses propriétés thérapeutiques.

Hive de Blerta Basholli (Kosovo/Suisse/Albanie/République de Macédoine, 2021, 1 h 23 mn). Avec Yllka Gashi, Çun Lajçi, Aurita Agushi 

Le mari de Fahrije est porté disparu depuis la guerre du Kosovo. Outre ce deuil, sa famille est également confrontée à d’importantes difficultés financières. Pour pouvoir subvenir à leurs besoins, Fahrije a lancé une petite entreprise agricole. Mais, dans le village traditionnel patriarcal où elle habite, son ambition et ses initiatives pour évoluer avec d’autres femmes ne sont pas vues d’un bon œil.

Costa, Brava Lebanon de Mounia Akl (Liban/France/ Espagne/Suède/Danemark/Norvège, 2021, 1 h 41 mn). Avec Nadine Labaki, Saleh Bakri, Nadia Charbel 

La famille Badri, qui revendique sa liberté d’esprit, fuit la pollution écrasante et le malaise social qui règnent à Beyrouth en se réfugiant dans un chalet de montagne synonyme d’espoir qu’ils ont eux-mêmes bâti. Pourtant, des travaux de construction d’une décharge débutent juste à côté et ramènent sur le pas de leur porte la pollution et la corruption qu’ils tentaient de fuir.

Luzzu de Alex Camilleri (Malte/États-Unis, 2021, 1 h 34 mn). Avec Jesmark Scicluna, Michela Farrugia, David Scicluna 

Depuis des générations, la famille de Jesmark pêche sur le Luzzu, un petit bateau traditionnel maltais. Il aime son métier mais son activité s’effondre petit à petit à cause d’une industrie de la pêche impitoyable. Pour subvenir aux besoins de sa famille, Jesmark prend alors la décision de se tourner vers le marché noir.

As Far As I Can Walk de Stefan Arsenijevic (Serbie/ France/Luxembourg/Bulgarie/Lituanie, 2021, 1 h 32 mn). Avec Ibrahim Koma, Nancy Mensah-Offei, Maxim Khalil 

Samita, surnommé Strahinya, et sa femme, Ababuo, la trentaine, ont quitté le Ghana au début de la crise migratoire. Ils sont parvenus en Allemagne mais ont été expulsés vers Belgrade. Strahinya travaille dur pour obtenir l’asile, comme joueur de football dans un club local et comme bénévole pour la Croix-Rouge. La procédure est longue et Ababuo, jeune femme passionnée qui voudrait devenir actrice à Londres, se sent insatisfaite. Une nuit, des réfugiés syriens arrivent, en route pour l’Europe de l’Ouest.

►►► Cinémed tient aussi à soutenir et saluer un territoire meurtri : le Liban, à travers l’œuvre commune de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige (créateur de l’affiche de l’édition 2021 de Cinemed). Cinéastes et artistes libanais, ces derniers tissent des liens thématiques conceptuels et formels entre photographies, installations vidéo, films de fiction et documentaires. Outre la quasi-totalité de leurs films et une installation au centre Rabelais, le festival mettra à l’honneur de jeunes auteurs libanais. 

►►► Cinemed se réjouit d’accueillir une jeune femme dont le talent n’a d’égal que sa profonde humanité : la comédienne et cinéaste Hafsia Herzi. Sorti en juillet dernier, son film Bonne Mère est toujours à l’affiche dans la foulée de sa sélection au dernier festival de Cannes.

La graine et le mulet Hafsia Herzi
La graine et le mulet Hafsia Herzi / un film de Abdellatif Kechiche

►►► S’il consacre une grande partie de sa programmation aux cinéastes qui viennent l’honorer, Cinemed n’en oublie pas pour autant le socle de son histoire et rendra hommage à Luis Buñuel dont l’œuvre foisonnante est aussi parmi les plus singulières

Un Chien Andalou
Un Chien Andalou / un film de Luis Buñuel

►►► Surnommé le « Buñuel yougoslave », révélé en 1966 à Cannes avec son premier film de long métrage L’homme n’est pas un oiseau, Dusan Makavejev est cette année mis à l’honneur également. Artisan de la vague noire yougoslave, il construit en peu de films une œuvre atypique et singulière d’une puissance rare.

L'Homme n'est pas un oiseau
L'Homme n'est pas un oiseau / un film de Dusan Makavejev