C’est dans 11 jours exactement que s’ouvrira au cinéma du Panthéon, à Paris, la seconde édition de « Cinénordica ». Soit cinq jours intégralement consacrés au cinéma nordique (Suède, Norvège avec le Danemark en plus cette année). D’un programme riche qui allie inédits et rétrospectives, on retiendra en butinant mais sans hiérarchie particulière trois longs métrages norvégiens très récents et inédits en France, dans la même veine trois longs suédois et deux danois. Et puis une théma malicieusement intitulée « Le péché suédois », avec en sous-titre-clin d’œil « La Suédoise vue par le cinéma » : une excellente occasion de voir ou revoir sur grand écran la « Monika » de Bergman et le fameux « Péché suédois » de Bo Widerberg. Et quoi d’autre encore ? des courts-métrages à foison, d’autres thémas et, cerise sur le gâteau nordique, une rencontre avec la cinéaste Claire Denis autour de « Gertrud » de Dreyer. Le tout, répétons-le, dans ce lieu élégant qu’est le cinéma du Panthéon à Paris. Ce festival de cinéma doit se battre pour vivre et croître. Parce qu’il en existe 365 autres environ chaque année en France. Oui, en moyenne, un par jour. Dans ce chiffre énorme, il faut compter aussi bien le Festival de Cannes que festival du cinéma italien de Villerupt ou Cinénordica évidemment. Autant dire que la plupart de ces événements cinématographiques tiennent d’abord par la volonté farouche et belle de leurs organisateurs et ensuite grâce au public qui les soutient. Là aussi, la France se singularise. Aucun autre pays au monde ne peut se targuer d’une telle floraison cinéphile. Alors, c’est bien le moins que l’on puisse faire que de parler de temps en temps de ces manifestations qui conjuguent l’amour du cinéma au présent avec une belle vitalité. Revoir et découvrir, c’est en général leur maître-mot. Mais, il faut redire ici la fragilité économique de ces festivals toujours menacés de perdre tel soutien ou telle subvention singulièrement en ces temps de disette budgétaire. La réponse des cinéphiles se doit d’être à la hauteur en fréquentant avec assiduité ces lieux éphémères et refuges des cinématographies les plus diverses. Par exemple, si vous êtes Parisien, en allant visiter la Suède, le Danemark et la Norvège du côté du Quartir Latin, du 16 au 20 décembre prochain.Ah ! ça ira !La phrase de la nuit ?« En lui souhaitant « Bonne nuit », elle lui disait autre chose, mille choses douces, cachées et libres et prometteuses. »Henri Murger, « Esquisses »

www.cinenordica.com

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.