Festival de Cannes, clap de fin. Quelques souvenirs marquants de cette 68e édition. Depleschin, Depardieu, Marceau, Mad Max, les femmes, les fantômes : palmarès et flashback.

Cette édition est apparue aux yeux de beaucoup de critiques comme assez banale. Les étrangers ont adoréCarol et Youth , les français s'entichent pour les films asiatiques. Le fils de Saul de Laszlo Nemes a touché tout le monde.

Palmares

Les Français sont les grands vainqueurs avec deux prix d'interprétations et la récompense suprème accordée à Dheepan de Jacques Audiard.

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Palme d'or : Dheepan de Jacques Audiard

Vincent Lindon, prix d'interprétation masculine, largement mérité, tant sa performance dansLa loi du Marché a marqué les festivaliers.

Emmanuelle Bercot prix d'interprétation féminine (pour son rôle dans Mon Roi ) ex aequo avec Rooney Mara qui supplanteCate Blanchett dans Carol .

Grand Prix :Le fils de Saul de Laszlo Nemes

Prix du Jury : The Lobster de Yorgos Lanthimos

Prix de la mise en scène : Hou Hsiao-Hsien pour  The Assassin 

Prix du scenario: Chronic , de Michel Franco

Caméra d'or : La Tierra y la sombra , de César Acevedo (Semaine de la critique)

Palme d'or du court métrage : Waves '98 , d'Ely Dagher

La Quinzaine des réalisateurs, là où il fallait être.

Trois souvenirs
Trois souvenirs © Radio France

Avec Trois souvenirs de ma jeunesse qui a reçu le prix SACD à la Quinzaine des réalisateurs, Le Tout nouveau Testament, Les Cowboys, Mustang , et le documentaire primé Allende mi abuelo Allende , notamment, les cinéphiles ont retenu que la programmation brillait plus à la Quinzaine des réalisateurs que dans la Compétition officielle.

Les fantômes

Ils sont partout. De Mad Max à Mountains May Depart du chinois Jia Zhang-Ke en passant par The grief of the others de Patrick Wang et bien sûr The Valley of Love , les morts, leurs souvenirs, les images persistantes de ces êtres qui nous hantent ont parcouru les films dans toutes les sélections du Festival.

Gérard Depardieu en exclusivité pour France Inter

Twitt sur Depardieu
Twitt sur Depardieu © Radio France

Il a réaffirmé son talent plus que jamais. Ce corps immense, démesuré s'impose à tous, et en toute finesse dans The Valley of Love.Laurent Delmas lui octroie un prix d'interprétation féminine .

Le cinéma asiatique montre sa vitalité

C'est ce que retiennent beaucoup de festivaliers et journalistes. les réalisateurs asiatiques ont marqué les esprits. Jia Zhang-ke, Hsou Hsia-hsien, mais aussi Nomi Kawase ou Kore Eda fon un cinéma différent . C'est aussi l'avis du critiqueJean-Michel Frodon, auteur deIl était une fois le cinéma __ (Gallimard Jeunesse Giboulées) :

Avec 2 films chinois, 3 japonais, un thaïlandais et un coréen, il montre une fois de plus son importance au plan esthètique, sur la présence physique de ces personnages, sur les payasages. Ces cinéastes nous interrogent beaucoup sur l'individu par rapport au collectif et sur la grande question du monde contemporain.

Le documentaire se fait une jolie place

Présenté en fin de festival, hors compétition, le film de Luc Jacquet La Glace et le ciel, est un choix symbolique fort du Festival . Après 12 jours de fiction, retour au réel, à sa puissance et à la poésie ? Luc Jacquet honoré, ainsi queClaude Lorius, glaciologue, héros du film, qui accède ainsi à une popularité plus grande pour ses recherches sur l'histoire du climat.

Cette année pour la première fois a été remis l'Oeil d'Or, pour récompenser les documentaires présentés durant le Festival queqlue soit la sélection.

Cette année le prix revient à Marcia Tambutti Allende pour Allende, Mi abuelo Allende (Au-delà d’Allende, mon grand-père).

Marcia Tambutti Allende présentait ce documentaire dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs. Au Chili, Trente cinq ans après le coup d'État qui a renversé son grand-père, Salvador Allende, premier président socialiste élu démocratiquement, elle retrouve les souvenirs familiaux, les images de leur vie quotidienne. Un passé intime qui lui est inconnu, enterré sous l'image politique d’Allende.

Le jury a décerné également une mention à Stig Björkman pour Jag Är Ingrid (Je suis Ingrid Bergman ).

Hitchcock-Truffaut , le documentaire le plus prestigieux

Kent Jones et Serge Toubiana directeur de la Cinémathèque française, ont présenté un somptueux documentaire sur les entretiens deTruffaut avec Hitchcock. Film fabriqué à partir des bandes magnétiques de cette rencontre fleuve entre le jeune Truffaut , et le maître Hitchcock. Ces entretiens ont été édités par Truffaut dans un livre, quasi introuvable aujourd'hui, on l'appelle le Hitchbook, mais son titre est tout simplement Hitchcock-Truffaut. Le documentaire de Kent Jones permet d'en faire le démonstration filmée.On prend toute la mesure des techniques d'Hitchcock pour faire son cinéma, et on réentend c'est impayables saillies comme"Les comédiens c'est du bétail ".

Mad Max, un film de femmes

On retiendra deMad Max, the fury road , film présenté hors compétition, plusieurs choses :

-il était très attendu des fans ils n'ont pas été déçus

-il a été bien accueilli par la critique

-C'est un film qui rend hommage aux femmes. Charlize Theron est la vraie héroïne de l'histoire. Elle est entourée d'une groupe de "mères pondeuses" asservies par Immortan Joe. Asservies mais rebelles, et prêtes au sacrifice pour faire basculer leur monstrueux tyran. Elles seront aidées par cela par un groupe de vieilles femmes, aussi philosophes qu'habiles au maniements des armes. Si Georges Miler, le réalisateur, était une femme, on aurait dit "c'est un film de femmes". Mad Max les remet tout simplement à leur juste place. Merci George .

Sophie Marceau sur twitter

il n'a échappé à personne que sa robe a dévoilé sa culotte sur le tapis rouge, qu'un sein s'est laissé voir sous sa veste croisée, et qu'elle a (ré) ouvert un compte sur twitter. Mais n'a rien dévoilé dessus à cette heure. (25 mai 00h36)

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