Quelle est la place réelle du pop corn dans la vie quotidienne du cinéma français... Tout n’a pas tourné autour de cette question lors de l’émission de cet après-midi heureusement. Mais, il est manifeste que la question mérite d’être posée. C’est même autour d’elle que des messages d’auditeurs nous sont parvenus après 18 heures. Qui pour nous proposer des pop-corn sans OGM ! Qui pour nous signifier son rejet des « salles pop-corn –ou des salles « Harry Pop Corn » comme nous l’a dit hors micro un Claude Miller décidément en verve comme à son habitude. Enfin quand même 160 Millions d’euros de recettes de confiserie en 2007 en France (hypothèse basse), c’est sidérant. A rapprocher du budget de production d’une des grosses sorties de cette fin d’année, « Le Petit Nicolas », soit 22 millions d’euros. Avec les ventes de pop, on peut donc financer huit « Petit Nicolas ». Cette perspective est à tous points de vue un cauchemar, je vous l’accorde et cette comparaison n’est vraiment pas raison.Disons plutôt que c’est l’équivalent de la production de plusieurs dizaines de premiers films… Que les choses soient claires : personne ne propose de supprimer cette manne sucrée, mais on peut aisément imaginer prélever une infime partie de cette mirobolante recette pour aider au financement du cinéma dans son ensemble. Ce serait… moral ! A voir la réaction de nos invités, Claude Miller excepté, une telle proposition devrait aboutir aux calendes grecques et d’ici là le cinéma en salles sera peut-être mort de sa belle mort entre petits écrans et gros tuyaux. En attendant une confession : les salles destinées aux projections de presse sont privées de … pop corn. Mais, tout récemment, j’ai assisté à la projection unique d’un film à venir et adapté d’une célèbre BD dont le héros est un cow-boy (dur à deviner, hein ?!). Mes deux voisins, deux quinquagénaires aux allures de notaires de province-, ont durant l’intégralité du film exterminé à belles dents un gargantuesque pot de pop corn. À plusieurs reprises, j’ai failli tirer plus vite que mon ombre sur eux. Je confirme : le pop-corn au cinéma, c’est crispant. Ça rapporte gros, mais c’est crispant. Alors, franchement, ce serait bien que ça rapporte aussi au cinématographe. Une taxe à la pollution auditive en quelque sorte…Ah ! ça ira !La phrase de la nuit ?« Il ne demandait rien d’autre que l’inconnu pour avenir. »Victor de Jouy, « Ephémères »

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