La famille, ses secrets, ses liens, ses traditions et les choix moraux qu’ils imposent sont, comme chacun des scénarios du cinéaste, au cœur de l’intrigue.

Penelope Cruz et Javier Bardem dans "Everybody knows"
Penelope Cruz et Javier Bardem dans "Everybody knows" © Memento Films Distribution

Entièrement tourné en espagnol dans la péninsule ibérique, le 8ème long métrage d'Asghar Farhadi suit Laura (Penélope Cruz) qui vit avec son mari et leurs enfants à Buenos Aires.  

A l’occasion du mariage de sa sœur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au cœur d’un vignoble espagnol. Mais des événements inattendus viennent bouleverser son séjour et font resurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

Asghar Farhadi

" Il y a 15 ans, j’ai voyagé au sud de l’Espagne. Lors de ce voyage, dans une ville, j’ai vu plusieurs photos d’un enfant accrochées aux murs. J’ai demandé « Qui est-ce ? » et on m’a répondu qu'il s'agissait d’un enfant qui avait disparu, et dont la famille était à la recherche. Là, j’ai eu la première étincelle de mon intrigue et je l’ai gardée pendant des années en tête. 

Cette histoire devait se dérouler dans un village. Il s’agit de rapports humains entre villageois. Leurs relations ne sont pas les mêmes que celles de citadins. Dans un village, les gens sont plus proches. Comme partout dans le monde, étant donné que la population villageoise est nécessairement réduite, les gens se connaissent. Et cela a nourri mon histoire. Si celle-ci s'était déroulée dans une ville, les gens ne se seraient pas réunis si facilement. Donc, dès le départ, l'intrigue et mon envie de tourner dans la nature, dans un village, m’ont amené à travailler dans ce cadre. 

L’un des plaisirs de ce projet était de tourner au milieu de toutes ces fermes. Ce monde villageois où les gens se réunissent sur la place principale l’après-midi. L’autre point que je tiens à préciser est que les personnages du film, tout en étant pris dans une situation compliquée, sont des êtres simples. Et justement, placer les protagonistes dans un village renforçait cette simplicité. 

Ce que je mets toujours le plus en avant à chaque film, ce dont j’ai besoin moi-même et dont le monde d'aujourd’hui a besoin : cette sympathie envers les hommes par-delà les frontières et les cultures… "

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.