Nuri Bilge Ceylan est un habitué du Festival de Cannes qui a salué son travail par de nombreux prix, dont la Palme d'or en 2014 pour "Winter Sleep" . Dans son huitième long-métrage, "Le poirier sauvage", le réalisateur turc ausculte à nouveau la mauvaise conscience et la lâcheté humaines.

Le poirier sauvage
Le poirier sauvage

Passionné de littérature, Sinan a toujours voulu être écrivain. De retour dans son village natal d’Anatolie, il met toute son énergie à trouver l’argent nécessaire pour être publié, mais les dettes de son père finissent par le rattraper…

"Dans ce film, explique Nuri Bilge Ceylan, j'essaie de raconter l'histoire d'un jeune homme qui, conjointement à un sentiment de culpabilité, éprouve une différence qu'il est incapable d'admettre. Il sent qu'il est entraîné vers un destin qu'il n'aime pas et qu'il n'arrive pas à assimiler. J'ai voulu dépeindre ce personnage ainsi que ceux qui l'entourent, formant ainsi une vaste mosaïque de personnages, sans faire de favoritisme et en tentant de rester rigoureusement juste avec chacun d'entre eux. 

Il est essentiel que tout être humain puisse prendre le risque de sortir de son refuge pour se mêler aux autres. S'il s'en éloigne trop, il peut perdre petit à petit sa propre centralité, son identité

On dit que « chaque chose que cache un père réapparaît un jour chez son fils », poursuit-il. Que nous le voulions ou non, nous ne pouvons nous empêcher d'hériter de certaines particularités de nos pères, comme d’un certain nombre de leurs faiblesses, de leurs habitudes, de leurs tics et d'une multitude d'autres choses. Le glissement inéluctable du destin d’un fils vers un destin similaire à celui de son père est raconté à travers une série d'expériences douloureuses."

Le poirier sauvage
Le poirier sauvage / Memento Film Distribution
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