gérard depardieu en russie
gérard depardieu en russie © reuters

Gérard Depardieu a donc séché son rendez-vous judiciaire mardi matin. Convoqué en CRPC (Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité) pour un délit de conduite en état d’ivresse, le comédien ne s’est pas présenté devant le procureur de Paris, lequel a décidé de le renvoyer devant le tribunal correctionnel pour qu’il y soit jugé dans quelques mois.

Mais que la justice française se rassure ! Il ne s’agissait pas du tout d’une seconde défilade de Gérard Depardieu ! Il l’a d’ailleurs signifié ce même mardi soir à Podgorica (devant un correspondant de l'AFP), à l’issue d’une rencontre avec le Premier Ministre monténégrin : « Je n'ai pas fui le tribunal, ni la justice. Le voyage au Monténégro était prévu. Moi (...) je suis prêt à les voir quand ils veulent à condition que je sois là. » Gérard Depardieu est donc un justiciable prêt à se soumettre à la Justice « à condition qu’il soit là ». On n’ose imaginer l’emploi d’un tel conditionnel dans la bouche d’un meurtrier présumé : « Je viendrai me faire juger quand ça me conviendra ». On n’ose imaginer davantage dans quel état serait la Justice française s’il lui fallait s’enquérir de la disponibilité des quelques 630 000 prévenus jugés chaque année avant de daigner les convoquer.

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