Une fois n’est pas coutume. Quelques petites nouvelles en vrac du fabuleux monde du cinématographe :- sur les affiches de l’exposition que lui consacre La Cinémathèque française, Tati a enfin retrouvé sa pipe. Ou plutôt Monsieur Hulot. On se demande encore comment la Commissaire et créatrice des Deschiens fous en liberté a pu accepter l’existence d’une telle censure. D’autres auraient claqué la porte poiur moins que ça.- « Les Beaux gosses » connaissent un grand succès en salles. Le petit jeu à la mode devient alors d’interroger des jeunes du même âge que ceux du film pour savoir s’il s’y reconnaissent. Comme les acteurs eux-mêmes l’ont dit à notre micro du haut de leur bon sens : « C’est du cinéma, ce n'est pas nous ». Non, ils ne s’y reconnaissent pas et c’est tant mieux. Ce qui nous est montré c’est l’univers d’un artiste, Satouf, qui joue avec ses souvenirs, ses fantasmes, ses délires. Il ne croit pas sérieusement que tous les profs et tous les adultes sont dépressifs, suicidaires ou caporalistes. Il ne croit pas non plus qu’à l’heure d’Internet et dans le cadre d’activités dites auto-érotiques (!) le catalogue de La Redoute dise quoi que ce soit à qui que ce soit. Et c’est bien normal puisque oui tout cela c’est du mentir vrai. En cela aussi et peut-être en cela d’abord, « Les Beaux gosses », c’est l’anti-« LOL », vous savez ce film idiot dont la réalisatrice avait le culot de dire qu’il est l’adaptation d’une… histoire vraie !- Demain sortiront treize nouveaux films. Nouvelle hécatombe en prévision… J’y reviendrai, mais voici mes trois coups de cœur, histoire de vous alerter : »Boogie » de Radu Muntean, « Ce cher mois d’août » de Miguel Gomes et « Fausta » de Claudia Llosa. Tout est ici, comme souvent, affaire d’inquiétude c’est à dire d’intelligence et de sensibilité ! L’inquiétude, c’est que ces films disparaissent trop vite de l’affiche évidemment. Et puis il y a une nouvelle sortie (mais dans combien de salles en France ?… je n’ose le savoir…) d’une petite merveille de film comme je les aime, soit « à la paresse » : « Du côté d’Orouët », du magicien Jacques Rozier. S’il passe « du côté » de chez vous, promettez-moi de céder à la tentation.- Comment ? Non, je ne vous conseille pas d’aller voir « Tellement proches », parce que payer une place de cinéma pour aller voir « Plus belle la vie » ou une sitcom, ce n’est pas bien raisonnable, qu’en pensez-vous ? Et au fond ce serait même déloyal de me comporter ainsi.Ah ! ça ira !La phrase du jour ?« On ne fait pas un scénario comme on fait un poème »François Truffaut, à propos de l’écriture de « Vivement dimanche ! »

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