Je suis en permanence à la recherche de mes racines. Je suis née de parents immigrés du Maroc. Mes fondements et ma culture sont pluriels, mais mon histoire, c'est Israël.

Ronit Elkabetz commence par étudier le stylisme puis se rend pour la première fois à une audition et obtient le rôle principal dans Le Prédestiné alors qu'elle n'a jamais pris de cours de comédie. Elle fait l'essentiel de sa carrière en Israel avant de décider à la fin des années 90 de tout quitter pour la France

Ronit Elkabetz
Ronit Elkabetz © MaxPPP

"Le plus beau cadeau que je me suis offert, c’est cette seconde naissance. J’aurais très bien pu continuer d’enchaîner les projets en Israël, mais j’avais besoin d’ouvrir une nouvelle porte : pour la trouver, le seul moyen était de rompre avec mes repères et de recommencer ailleurs, à zéro. Je suis redevenue une enfant de 2 ans qui se familiarise avec les sons et les mots et les intègre sans y penser. "

Elle frappe à la porte d’Ariane Mnouchkine pour un stage mais se retrouve surtout à faire la vaisselle, faute d’emploi possible. "Pendant que je briquais, mon téléphone sonnait. On me proposait de faire Lady Macbeth ou Cléopâtre en Israël. C’était très irréel ce double emploi : une vie de femme de ménage que j’avais choisie, tandis qu’en Israël, on continuait de me parler comme à une star. "Elle continue à trouver de grands rôles dans son pays d'origine : mère divorcée et amante passionnée dans Mariage tardif pour lequel elle obtient le prix de la meilleure actrice au Festival international du film de Thessalonique en 2001, elle joue le rôle d'une prostituée immature dans Mon trésor , Caméra d'Or à Cannes en 2004, puis celui d'une patronne de café au grand cœur dans La Visite de la fanfare , succès-surprise de la fin d'année 2007.

Déjà coscénariste en 1994 deLa Cicatrice de Haim Bouzaglo, elle passe en 2004 derrière la caméra avecPrendre femme , coréalisé par son frère cadet Shlomi Elkabetz. Il s'agit d'un drame conjugal inspiré de l'histoire de ses parents; ce film est le premier volet d'une trilogie dont le fil conducteur est Viviane, une femme en quête d'émancipation, interprétée par la réalisatrice. Le deuxième volet de cette trilogie, Les Sept jours , huis clos, centré cette fois sur les relations fraternelles face à un deuil, fait l'ouverture de la Semaine de la critique à Cannes en 2008.

Elle interprète un second rôle dans La Fille du RER d’André Téchiné en 2009, l'épouse vaniteuse et raciste d'un garagiste dans Jaffa de Keren Yedaya la même année, et tourne l'année suivante sous la direction de Fanny Ardant dans Cendres et sang. En 2010, elle est à l’affiche de Tête de turc , un drame réalisé par Pascal Elbé, et Les Mains libres de Brigitte Sy, dans lequel elle tient le rôle principal.

Rony Elkabetz avait 51 ans

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