Vauban et le cinéma. Match nul ! Et c’est peut-être mieux ainsi. Du moins pour le personnage historique en tant que tel. Quoique… Hollywood se serait certainement emparé de cette figure incroyable. Infatigable bâtisseur des places fortifiées pour le compte de son Roi Louis XIV, il a passé sa vie à adresser à ce dernier des écrits ravageurs parmi lesquels notamment une remise en cause radicale de la révocation de l’Edit de Nantes et plus encore la proposition parfaitement iconoclaste et totalement visionnaire d’une refonte totale de la fiscalité au profit d’un impôt unique sur le revenu de chacun. Sans compter une vie privée partagée entre la famille officielle de Bazoches dans le Morvan et une maîtresse dans chaque citadelle ou presque avec enfants illégitimes à la clé (ce dont témoigne un testament secret qui accorde cagnottes et pensions à qui de droit…). Le tout rythmé par les plus grandes batailles et les plus grands sièges de l’époque. Bref, de quoi faire sur grand écran. Au final, rien, à l’exception d’un gentil téléfilm de France 3 Bourgogne. Parfait pour introduire un débat… Mais, tant mieux après tout. Vauban n’a rien à voir avec le cinématographe. Restent en revanche des fortifications à angles droit parfaitement visuelles mais dont il faut bien avouer que le cinéma s’est fort peu servi. D’où je vous écris, à Bazoches donc, rien d’exceptionnel puisque le château de Vauban ne fut pas construit par lui mais par ses ancêtres. Les paysages se souviennent juste de quelques scènes de « La Grande vadrouille », à Pierre-Perthuis très précisément.C’est en fait à quelques kilomètres de là, un autre château qui retient véritablement une attention cinéphilique. En 2003, Bruno Podalydès choisit le château de Villemolin pour tourner son épatant « Mystère de la chambre jaune ». Epatant parce qu’à la fois totalement fidèle à Leroux et doté de véritables charmes poétiques. Cette alchimie on la sentait dès le générique grâce à un improbable mécanisme. Villemolin donc qui offrait même la présence d’une construction annexe parfairte pour abriter la célèbre chambre jaune…Ah ! ça ira !La phrase de la nuit ?« Le lendemain, elle était souriante. »Simone Signoret

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.