Avantage des quotidiens en période estivale : la maigreur de leur pagination (vacances obligent) induit paradoxalement la présence d’articles longs en fait écrit d’avance sous la forme de feuilletons. C’est ainsi que « Libération » depuis le début de cette semaine nous offre chaque jour le portrait d’une « actrice-réalisatrice ». Ce matin, c’était au tour de Valérie Donzelli dont le visage de Madone a déjà éclairé, entre autres, les films de Sandrine Veysset (« Martha… Martha ») et Jean-Philippe Hattu (« 7 ans ») ou le téléfilm de François Luciani (« Camarades »). Au regard de la thématique retenue pour cette série de portraits, il y est surtout question de son premier long-métrage que l’on pourra découvrir à l’automne prochain probablement et joliment intitulé « La Reine des pommes ». Il y a chez Donzelli, comme chez d’autres, une force incontestable. Du sang coule dans ses veines. Son cœur est manifestement capable de chavirer. C’est donc une personnalité, une vraie. Ce sang et ce cœur vous attirent incontestablement. Pour tout dire, c’est une belle personne. Au cours de l’article, elle révèle deux ou trois « secrets » personnels, plus intimes, qui fondent une vie en l’éclairant à jamais. On a cependant envie d’en savoir plus encore, d’aller plus loin. Pour mieux saisir et comprendre l’univers d’une jeune femme dont on se dit que ce premier long-métrage sera quoi qu’il en soit prometteur et passionnant. La cinéphilie passe assurément par ce goût insatiable d’apprendre et de découvrir de nouveaux territoires. On fait pire comme perspective, il est vrai.Ah ! ça ira !La phrase de la nuit ?« Cette fin d’après-midi lui donnait un peu le tournis. Assurément l’ivresse de la lumière estivale. »Stefan Zweig, « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme »

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