Pour cette comédie rocambolesque, burlesque et romantique... Pierre Salvadori a réuni Adèle Haenel, Pio Marmaï, Vincent Elbaz et Audrey Tautou

En liberté !
En liberté ! © Claire NICOL

Yvonne jeune inspectrice de police, découvre que son mari, le capitaine Santi, héros local tombé au combat, n’était pas le flic courageux et intègre qu’elle croyait mais un véritable ripou. Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin d’Antoine injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Une rencontre inattendue et folle qui va dynamiter leurs vies à tous les deux. 

Pierre Salvadori signe une comédie où le rire explose, où la violence n'est pas exclue, le burlesque bien présent. Un mélange détonnant qui ravit son public et ne laisse pas indifférent. 

En liberté !
En liberté ! / Claire Nicol

"Les récits d’Yvonne constituent la colonne vertébrale du film, explique que le réalisateur : une femme essaye de dire la vérité à son fils sur son père à travers des petites fictions. A la fin, l’enfant s’empare de ces récits au point de se raconter sa propre histoire. Il grandit, commence à s’affranchir. .. Les gens coupables ont toujours beaucoup d’épaisseur psychologique, ils sont empathiques, émouvants et rarement tranquilles. Dans le cas d’Yvonne, c’est d’autant plus intéressant qu’elle porte les fautes d’un autre. Elle comprend qu’elle a vécu avec un inconnu, mais sait-on jamais à qui on a affaire ?... On peut faire beaucoup de choses par culpabilité. Mentir, dissimuler, manipuler, coucher. Cela produit évidemment de la comédie mais c’est surtout très humain... Yvonne ne dit pas à Antoine qu’elle est la femme de l’homme qui l’a fait condamner et qu’elle est flic. Et Antoine pense donc qu’elle s’intéresse à lui pour d’autres raisons... La dissimulation d’Yvonne crée aussi ce malentendu, cette confusion. Elle le suit et s’abandonne à lui par culpabilité et lui croit l’aimer parce qu’elle le comprend et le soigne. Ils sont si beaux qu’on pense forcément qu’ils vont avoir une histoire d’amour... "

En liberté !
En liberté ! / Claire Nicol

C'est la première fois que Pierre Salvadori dirige Adèle Haenel. L'actrice est à la fois drôle et extrêmement féminine :

"Je lui avais demandé de visionner deux films de Lubitsch et deux de Jonathan Demme et d’étudier particulièrement Katharine Hepburn, pour sa rapidité, et aussi Lauren Bacall, parce que, effectivement, je voulais qu’elle ait un look très féminin. Mais bon, peut-être que c’était juste pour lui demander de voir des films que j’aime, comme une façon de me présenter. Je ne travaille jamais avec les comédiens avant le tournage, je ne fais pas de répétitions et préfère passer directement de l’écriture à la séquence tournée – je ne veux pas avoir le choix de la réécriture. Il faut aller au film. Les comédiens arrivent sur le plateau et l’impératif comique dicte le rythme, les déplacements, les tonalités."

En revanche, il retrouve Audrey Tautou pour la troisième fois et Pio Marmaï pour la seconde.

"Sur le tournage, j’avais pressenti qu’il pouvait devenir une sorte d’alter ego, de collaborateur régulier. Il est entier, précis et inspirant. Il a une immense technique et énormément de présence. Il comprend mon travail, l’apprécie et c’est réciproque. J’ai l’impression que l’on peut, l’un et l’autre s’apporter beaucoup, compter l’un sur l’autre et j’aime cette idée d’alliance."

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