Il devait être juré, mais l'Iran l'a jeté en prison. Pourtant, de sa geôle, le cinéaste Jafar Panahi a pu s'exprimer. Grâce à l'initiative d'intellectuels français comme Bernard-Henri Lévy, des proches de Panahi ont pu l'approcher et transmettre ainsi son message que Frédéric Mitterrand a transmis aux festivaliers ce samedi soir, à l'occasion de la projection du nouveau Woody Allen. Prenant un micro en haut de la montée des marches, le ministre de la culture a exprimé le fait que Jafar Panahi était touché du soutien de la France, que ni lui ni les milliers de prisonniers iraniens sans défense n'étaient coupables du moindre crime. L'iranien a aussi affirmé que son film n'était pas un film contre le régime en place, affirmation que conteste la République islamiste.Au moment où Frédéric Mitterrand lisait ce message puissant et émouvant, en bas des marches, une starlette en robe blanche semblait ne rien entendre, posant devant les photographes qui l'appelaient par son prénom. Cannes mariait au même instant le poids des mots et le toc des photos.

Fredéric Mitterrand monte les marches en courant pour prendre le micro et dire les mots de l'iranien Jafar Panahi
Fredéric Mitterrand monte les marches en courant pour prendre le micro et dire les mots de l'iranien Jafar Panahi © Radio France
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