J’ai passé une partie de ce week-end à rédiger des notices plus ou moins longues pour la nouvelle édition du « Dictionnaire mondial des films » de Larousse que dirige Jean-Claude Lamy. Je pouvais faire long sur « Un prophète » et sur « Le Ruban blanc », soit sur les deux grands gagnants de Cannes 2009. Mais il me fallait faire très court sur une dizaine d’autres films de la compétition officielle. Salutaire exercice de relativisation absolue ! Vous venez de passer quinze jours à voir une trentaine de films au total et on vous demande au retour de faire une sorte de synthèse visant à l’essentiel ou presque ! Une fiche technique, un résumé et le film en question va rejoindre une immense cohorte de titres où se côtoient des œuvres du monde entier, de tous les genres et de toutes les époques. Comme dirait l’autre, « ça calme ». Hier les paillettes et La Croisette, aujourd’hui la fiche et le sec classement alphabétique. Heureusement, ces films-là vont sortir en salles un jour ou l’autre et ce sera l’occasion de les extirper du dictionnaire et de les faire pleinement exister de nouveau. Pour l’instant, ils dorment sagement : Resnais à côté de Giannoli et Bellochio tout près de Haneke, sans oublier Audiard et Suleiman. Inépuisables vertus de la sieste réparatrice et du repos mérité. Après le marathon cannois, j’ai l’impression de donner à ces films par cet exercice purement stylistique un apaisement, un peu de détente !Demain après-midi, entretien avec Charlotte Gainsbourg dans un grand hôtel parisien. Un peu d’agacement devant l’impossibilité grandissante de faire venir des invités en direct le vendredi de 17 à 18 heures. Impossibilité par conséquent d’organiser des rencontres imprévues et potentiellement excitantes. Impossibilité de se glisser dans la spontanéité du direct. Dommage… Reste un futur entretien enregistré avec une actrice passionnante pour un film qui me laisse de marbre. Paradoxe ? Impasse ? Non, assurément non. La certitude au contraire d’une vraie discussion. A suivre !La phrase de la nuit ?« Tout aussitôt que je commence à prendreDans le mol lit le repos désiré,Mon triste esprit hors de moi retiréS’en va vers toi incontinent se rendre. »Louise Labé, « Sonnets », 1556

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