Le site Mediapart (mediapart.fr) nous a récemment offert un très joli scoop sur le Hollywood d’hier : « John Wayne, Bette Davis, Gary Cooper, Spencer Tracy, Edward J. Robinson, Laurent Bacall… Quelle affiche ! On sait désormais que ces légendes du cinéma, et bien d’autres, étaient secrètement payées par l’industrie du tabac. » C’est une équipe de chercheurs de l’Université de Californie qui vient de dénicher les contrats que ces stars ont passé avec les différents producteurs de cigarettes avec l’accord des plus grand studios hollywoodiens. C’est ainsi que pour faire la promotion des cigarettes Lucky Strike, Gary Cooper reçut en 1937 et 1938 la coquette somme de 140 000 $ (en équivalent 2008). Pour ces deux années de référence, la marque en question a généreusement distribué plus de 3 millions de $ aux stars du grand écran ! Rappelons au passage que Bogart avait coutume de dire que chacune des cigarettes qu’il fumait était un clou de plus à son cercueil. Il avait juste omis de nous dire qu’il s’agissait de clous en or, ou presque !Le nouveau film de Rabah Ameur-Zaïmeche est désormais dans les salles. On ne se lasse pas d’aimer cette œuvre forte et singulière. De repenser à ces images composées avec talent et intelligence. Support, surface et texte mêlés (ce que l’on pourrait également appeler le fond et la forme). Il ressort de ce cinéma-là comme une nécessité : rien de gratuit, rien d’anodin, rien d’anecdotique. L’exact inverse de ce que nous voyons régulièrement. Il ne faut pas aller voir ce film par devoir, évidemment. Mais se laisser conduire par l’envie de voir et d’entendre un auteur et son équipe au travail. C’est quoi travailler ensemble ? c’est quoi prier ensemble ? c’est quoi la démocratie ? c’est quoi le groupe ? A ces questions, « Dernier maquis » apporte non pas des réponses qui auraient la stupidité d’être définitives, mais des éclairages, des traits de lumière. A l’instar de ce jour qui passe à travers les palettes rouges empilées de cette petite entreprise dans laquelle le film se déroule. Malgré tout, malgré tous, malgré nous la lumière passe. Ni pessimiste, ni optimiste, « Dernier maquis » est un film vivant.Nous recevions vendredi dernier Olivier Gourmet. C’est « une belle personne » et une heure passée avec lui à parler de cinéma dans un studio de radio est comme une heure gagnée sur la médiocrité. Il parle des autres (Poelvorde, Mariage, les Dardenne, Huppert, Meier,…) avec un enthousiasme sincère qui fait plaisir. Hors micro, il se reproche de parler trop longuement. Il a évidemment tort. Après l’émission, accompagné de sa réalisatrice Ursula Meier, l’auteur très inspirée et très passionnante de « Home », il file vers Tours où des spectateurs l’attendent. On se réjouit d’avance pour eux.Et sinon ? En lisant « Le Point », je découvre que vient de sortit la traduction française d’une nouvelle inédite de Zweig. Parfois, la vie s’annonce belle !La phrase du jour ? « Les films frappent à la porte de nos rêves » Tim Burton

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.