Ettore Scola
Ettore Scola © Radio France / Anne Audigier

Diplômé en droit, Ettore Scola entreprend une carrière de journaliste avant de commencer à écrire des scénarios pour des comédies de Dino Risi (Le Fanfaron en 1961 et Les Monstres en 1963). Il tourne son premier film en 1964, une comédie intitulée Parlons femmes avec Vittorio Gassman. Puis, s'écartant du registre purement humoristique le cinéaste dépeint les évolutions de la société italienne au 20ème siècle, s'attachant à des personnages complexes, parfois marginaux, souvent vulnérables. Une journée particulière (1977) se déroule durant la période mussolinienne. Il y met en scène une mère de famille esseulée et un homosexuel interprétés par Sofia Loren et Marcello Mastroianni.

Nous nous sommes tant aimés (1974) suit le parcours sentimental et politique de trois amis et d'une femme, sur plusieurs décennies. En 1976, il dépeint une famille qui vit dans un bidonville romain dans Affreux, sales et méchants .

Il obtient un prix de la mise en scène à Cannes et défend alors son film

Dans Le bal (1983) il raconte 50 ans de la vie française, à travers des danses de salon, du Front populaire à Mai 68. Autre thème historique, dans La nuit de Varenne il relate la fuite et l'arrestation de Louis XVI et Marie-Antoinette en 1791 à Varenne. Réunissant volontiers des acteurs italiens et français, il a tourné notamment avec Serge Reggiani, Michel Piccoli, Alberto Sordi, Fanny Ardant, Stefania Sandrelli, Nino Manfredi, Bernard Giraudeau ou encore Jean-Louis Trintignant.

Habitué des festivals de cinéma internationaux, il a également obtenu de nombreuses récompenses en France (Césars) et en Italie (David du Donatello).

En 2011 Ettore Scola annonce qu'il met fin à sa carrière dans un entretien au journal Il Tempo . "Je ne réussis plus à vivre dans le monde du cinéma comme autrefois, avec joie et légèreté, explique-t-il (...) je commençais à me sentir obligé de respecter des règles qui ne me faisaient plus sentir libre (…) je n'ai pas de regrets. J'ai toujours travaillé avec une grande liberté. A un certain stade, il vaut mieux prendre sa retraite ". En 2013, il présente à la Mostra de Venise Che strano chiamarsi Federico : Scola racconta Fellini (Comme il est étrange de s'appeler Federico : Scola raconte Fellini ), un film entre fiction et documentaire sur sa relation avec le réalisateurFederico Fellini.

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