Où peut-on se sentir "chez soi" ? Une question fondamentale qu'Elia Suleiman traite avec humour et originalité dans un conte burlesque ou l'on redécouvre Paris et New York dans les yeux de cet exilé.

It Must Be Heaven d'Elia Suleiman
It Must Be Heaven d'Elia Suleiman © ectangle productions, Nazira films, Pallas film, Possibles Media, Zeyno film

Elia Suleiman fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. 

"It Must Be Heaven donne à voir des situations ordinaires de la vie quotidienne d’individus vivant à travers le monde dans un climat de tensions géopolitiques planétaires", explique Elia Suleiman qui joue son propre rôle dans le film.

"La violence qui surgit en un point est tout à fait comparable à celle qui s’observe ailleurs, poursuit-il Les images et les sons qui véhiculent cette violence ou cette tension imprègnent tous les centres du monde, et non plus seulement, comme autrefois, quelques coins reculés du monde. Les checkpoints se retrouvent dans les aéroports et les centres commerciaux de tous les pays."

It Must Be Heaven
It Must Be Heaven / ectangle productions, Nazira films, Pallas film, Possibles Media, Zeyno film

Le réalisateur a souhaité montrer des instants banals, décalés, qui restent habituellement hors-champ. Par là même, il s’immisce dans l’intime, le tendre, le touchant.  Il nous livre ainsi des histoires humaines et personnelles qui, par un processus d’identification, posent question et suscitent de l’espoir. 

"Comme dans mes précédents films, il y a peu de dialogues, précise Elia Suleiman. Ce qui est dit est plutôt de l’ordre d’un monologue visant à insuffler du rythme et de la musicalité."

It must be Heaven a obtenu une Mention Spéciale du Jury du festival de Cannes 2019. A découvrir au cinéma le 4 décembre 2019

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