Caprice
Caprice ©
**La réponse avec les Avengers et la veuve noire de la critique cinéma : Sophie Avon de _Sud-Ouest_ , Jean-Marc Lalanne des _Inrockuptibles,_ Pierre Murat de _Télérama_ et Xavier Leherpeur de _Studio Ciné live_ réunis autour de Jérôme Garcin pour évoquer l’actualité cinéma de la semaine [dans l'émission du Masque et la plume. ](http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume-les-films-de-la-quinzaine-9)** ### Cela commence dès la présentation du film par Jérôme Garcin : > Ca dure 1h40, ça ne fait pas de mal, mais est-ce que ça fait du bien ? - "La nouvelle comédie de votre chouchou, j’ai nommé Emmanuel Mouret avec Anaïs Demoustier dans le rôle titre (mais il y a-t-il un film français sans Anaïs Demoustier ?) avec Virgine Efira, Laurent Stocker… Et bien sûr Emmanuel Mouret qui joue dans tous ses films ! Amoureux timide, empêtré, gaffeur avec son air de Droopy. **Il faudrait lui dire que le temps passe, il faut arrêter !** Ici, il est instituteur, il rencontre son idole, l’actrice de théâtre Alicia (Virginie Efira) qui, contre toute attente tombe folle de lui. Tout se complique quand il voit débarquer Caprice (Anaïs Demoustier) une autre apprentie comédienne qui veut le convaincre qu’ils sont faits l’un pour l’autre. C’est un marivaudage, très truffaldien, très rohmérien, comme toujours chez Emmanuel Mouret. Ca dure 1h40, ça ne fait pas de mal, mais est-ce que ça fait du bien ?" ### **Ecouter l'extrait du Masque et la plume consacré à _Caprice :_**
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Caprice au Masque et la plume

### Xavier Leherpeur : > Ca vire un peu à la géométrie facile
Caprice
Caprice © / Pyramide distribution
- "Je n’ai pas détesté même si ne suis pas fan d’Emmanuel Mouret. J’avais bien aimé _Un baiser s’il vous plait,_ et je retrouve ici les qualités de ce film. Derrière le marivaudage, **il y a toujours une très jolie petite musique** qui au bout d’une heure, je l’admets, vire à la géométrie facile. A va vers B qui aime C, mais C va essayer de récupérer A. Et ça a un peu la froideur d’une équation mathématique. Néanmoins, **j’apprécie la mise en scène** , quand le réalisateur se souvient qu’il est metteur en scène, avec un travail sur le cadre assez fin. Et aussi, j’aimais déjà tendrement Virginie Éfira et j’imaginais toujours qu’un jour qu’elle arriverait à mêler sa mélancolie à son humour. Là, elle est très bien accompagnée, filmée, et aimée par Emmanuel Mouret, qui, on l’imagine, aimerait faire autre chose avec elle. Le regard qu’il porte sur les deux comédiennes du film m’émeut." ### Pierre Murat : > C’est mauvais, c’est plat, on a vu ça au moins 15 fois. - "C’est une catastrophe, parce qu’on aime tous Emmanuel Mouret depuis longtemps. Il avait créé un personnage d’ahuri entre Fernandel et Buster Keaton.**Il avait du charme.** Que le nom de Truffaut, ou Rohmer soit prononcé à son égard, c’est scandaleux. Mais là, il faut lui aussi apprendre que le temps a passé, qu'il ne peut plus jouer les adolescents dont toutes les femmes tombent raides dingues ! Tout ça est mal écrit, mal joué, c’est lent. **On dirait un vinyle qui ne passe pas à la bonne vitesse.** C’est mauvais, c’est plat, on a vu ça au moins 15 fois." ### Sophie Avon : > C’est une proposition de jeu - "J’adore le cinéma d’Emmanuel Mouret, parce que c’est un cinéma libre. C**’est un cinéma allègre, alerte, libéré des carcans du réalisme.** Il y a de la justesse dans ce film. C’est une proposition de jeu. C’est comme disait Michel Bouquet : « Le public ne vient pas me voir jouer, il vient jouer avec moi ». Emmanuel Mouret fait des films pour que l’on joue avec lui. Et moi, j’ai joué, je me suis bien amusée. Il y a une scène géniale : quand une personne s’endort avec une tasse de thé dans la main qui menace de tomber sur la moquette blanche. Tout est comme ça dans le film, c’est drôle. En plus ça tend aussi vers la mélancolie. Et il arrive très bien à donner de la profondeur à sa comédie." ### Jean-Marc Lalanne : > Il y a quelque chose de très scolaire - "Je ne pense pas que le film soit une catastrophe, mais je n’aime pas beaucoup. Emmanuel Mouret joue le rôle d’un instituteur, et précisément quand je vois le film, je pense qu’il est écrit sur un cahier d’écolier avec des pleins et des déliés. Il y a quelque chose de très scolaire. C’est comme s’il recopiait un scénario des Contes moraux d’Eric Rohmer en écrivant bien. C’est la limite du film. Ce n’est ni tout à fait dans l’artifice ni tout à fait dans le naturalisme. La psychologie est très stylisée et en même temps, c’est du cinéma psychologique. Et chez Mouret, je trouve que ce système de compromis abouti à**quelque chose assez tiède d’assez peu gracieux, mais toujours appliqué."** ### La bande annonce de Caprice
### ### **Les autres films disséqués cette semaine dans Le Masque et la plume :** - **_Le dos rouge,_** d'Antoine Barraud. - **_Every Thing Will Be Fine,_** de Wim Wenders. - **_Avengers,_** de Joss Whedon. - **_Le labyrinthe du silence,_** de Giullio Ricciarelli. - **_Broadway Therapy,_** __ de Peter Bogdanovich. ### ### ### **[►►► Écouter l’émission du Masque et la plume du 3 mai](http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume-les-films-de-la-quinzaine-9)** **[►►► Retrouvez Emmanuel Mouret dans la Bande Originale ](http://www.franceinter.fr/emission-la-bande-originale-emmanuel-mouret-anais-demoustier)**
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