L'adaptation par Rupert Sanders du fameux manga de Masamune Shirow fait (presque) l'unanimité chez les critiques du Masque et la Plume… au grand étonnement de Jérôme Garcin.

"Ghost in the Shell" de Rupert Sanders, avec Scarlett Johansson, Takeshi Kitano…
"Ghost in the Shell" de Rupert Sanders, avec Scarlett Johansson, Takeshi Kitano… © Paramount Pictures

Le Major (Scarlett Johansson) est un hybride humain/cyborg, qui dirige l'unité d'élite Section 9, et qui, grâce à ses pouvoirs, peut lutter contre les criminels les plus dangereux.

Ici, elle doit faire face à un hacker qui est capable de pirater et de contrôler les esprits, tout en découvrant qu'on lui a menti et qu'elle n'a pas été autrefois sauvée d'un terrible accident : on lui a volé sa vie.

La critique de Jean-Marc Lalanne : "un blockbuster vraiment intelligent et profond"

J'ai trouvé le film très intéressant, fascinant...

J'aime beaucoup le film d'animation dont le film est un remake. Ce film en simplifie les enjeux scénaristiques : c'est beaucoup moins métaphysique, fou, que le film japonais d'il y a 20 ans mais en même temps le film y est très fidèle plastiquement.

En terme de direction artistique, c'est une réussite totale. C'est extrêmement beau plastiquement, extrêmement inventif, avec des visions comme ces geishas qui se transforment en tarentules mécaniques, je trouve ça vraiment très beau et très poétique.

Les geishas dans "Ghost in the Shell" de Rupert Sanders
Les geishas dans "Ghost in the Shell" de Rupert Sanders © Aucun(e)

Le film me fascine aussi, quasiment en tant que film d'auteur de Scarlett Johansonn. Depuis des années on ne la voit plus interpréter que des personnages qui sont aux frontières de l'humanité et d'autre chose. Que ce soit dans le film de Spike Jones, Her, où elle jouait une intelligence artificielle ou dans Lucy où elle a le pouvoir d'augmenter ses capacités cérébrales, Scarlett Johansonn poursuit quelque chose de passionnant qui est d'être une espèce d'être futur du cinéma contemporain.

"Ghost in the Shell" de Rupert Sanders, avec Scarlett Johansson, Takeshi Kitano…
"Ghost in the Shell" de Rupert Sanders, avec Scarlett Johansson, Takeshi Kitano… © Aucun(e)

Juliette Binoche est très bien aussi dans ce rôle de médecin mère, en même temps un peu tordue dans son rapport avec sa créature

La critique de Sophie Avon : "Pour un blockbuster, c'est d'une grande beauté"

J'aime beaucoup le film ; j'ai trouvé ça très beau, magnifique. C'est très féérique de voir cette ville de Tokyo avec ces émanations, ces hologrammes qui se baladent dans le ciel

C'est un blockbuster bien sûr mais il y a quand même la question centrale : "Est-ce qu'on est le fruit de notre mémoire ou de nos actes ?" Une question à laquelle le film ne répond pas mais il a le mérite de la poser.

Est-ce qu'on est le fruit de notre mémoire ou de nos actes ? "Ghost in the Shell" pose la question
Est-ce qu'on est le fruit de notre mémoire ou de nos actes ? "Ghost in the Shell" pose la question © Aucun(e)

La critique de Michel Ciment : "Je conseillerais le film"

Rayon science-fiction, je préfère Premier contact ou Gravity qui ont une philosophie un peu plus riche, un peu plus complexe. Là on est quand même dans le manichéisme.

Le film m'a assez séduit. Je trouve qu'il y a une exploitation des effets spéciaux qui devient à un moment vraiment superfétatoires ; il y en a trop.

En même temps je n'ai pas compris pourquoi on ne voyait pas sur les affiches les nom de Juliette Binoche et de Kitano parce que c'est un plaisir de les voir.

Takeshi Kitano dans "Ghost in the Shell" (2017)
Takeshi Kitano dans "Ghost in the Shell" (2017) © Aucun(e)

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