Lu ce matin dans « Le Parisien », cette brève publiée sous le titre « Del Toro rate Debray » : Benicio del Toro alias Che Guevara dans le film de Steven Sodrbergh, était à Paris en milieu de semaine. Il souhaitait rencontrer Régis Debray, compagnon de route du révolutionnaire, mais l’écrivain a été empêché à la dernière minute. Le dyptique de Soderbergh, présenté à Cannes dans une version longue de quatre heures trente, a finalement été raccourci d’une demi-heure. « Che, l’Argentin », sortira en France le 7 janvier et « Che, le guerillero » le 28 janvier. » Parce que, à Cannes, j’ai beaucoup apprécié le travail de Soderbergh, je déplore a priori cette coupe. J’imagine que c’est cette version légèrement amputée qu’ont pu découvrir cette semaine les Espagnols : le film s’est immédiatement placé en tête du box office. Tant mieux ! Mais revenons à cette brève. On regrette ce rendez-vous manqué entre Debray d’une part et la magistrale représentation de Guevara à l’écran. Pour tout dire on aurait aimé y assister. Debray, incarné par un acteur… canadien (sic), apparaît par ailleurs dans le film de Soderbergh lequel fort heureusement ne reprend pas les grotesques accusations de trahison formulées fut un temps à l’encontre de l’écrivain. Raison de plus pour avoir envie de savoir ce qu’a pensé Debray du film. Il me semble que le médiologue qu’il est devrait apprécier cette fresque en deux temps qui ne tombe ni dans l’hagiographie, ni dans le romantisme révolutionnaire. Guevara y est vu d’abord à hauteur d’homme, et plus précisément à hauteur de diplomate infatigable de la cause cubaine, puis à hauteur de combattant littéralement embourbé dans une guérilla sans issue. Comment on gravit une montagne. Comment on en dégringole. Une vie, une dialectique, c’est ce que montre, à mes yeux tout du moins, ce beau film exigeant. Oui, décidément, qu’en pense Régis Debray ? Il faudra le lui demander…Hier soir, le journal de France 2 annonçait dans ses titres un entretien avec l’acteur américain Samuel L. Jackson lequel afficherait son scepticisme à l’égard d’Obama. Et ce matin, « Le Parisien » de titrer sur une page : « Samuel L. Jackson vote Obama ». Qui croire ? Le Parisien. Pourquoi ? Tout simplement parce qu‘à la fin du journal de France 2, on pouvait entendre l’acteur dire la même chose, c’est à dire l’inverse de ce qui avait été annoncé dans les titres du JT. Vous avez dit sensationnalisme ?Il est certain en revanche que Jean-Marie Bigard vote pour Marion Cotillard… L’une et maintenant l’autre depuis ses déclarations sur Europe 1 émettent des doutes puissants sur la réalité de tout ou partie des attentats du 11 septembre et sur leur caractère terroriste. Bigard est bien connu pour son « lâcher de salopes », mais au fond ce qu’il réussit le mieux, c’est le lâcher de conneries ignobles. Mieux vaut laisser les égouts glouglouter.La phrase du jour ? « La première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise. » Henri Jeanson

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