Alfred Hitchcock
Alfred Hitchcock © corbis / © Hulton-Deutsch Collection/CORBIS

Pas de cinéma sans psy. Les personnages de cinéma, sont rarement des modèles d’équilibre. Mais Hitchcock s’est peut-être plus que les autres servi de l’invention freudienne pour alimenter son art.

Exemple avec La maison du docteur Edwardes (1945), avec Ingrid Bergman et Gregory Peck dans des décors réalisés en partie par Salvador Dali. L’histoire ? Constance Peterson, médecin dans un asile d'aliénés voit arriver le nouveau directeur. Elle tombe amoureuse de celui que tous prennent pour le docteur Edwardes avant de comprendre qu'il s'agit d'un usurpateur souffrant d'amnésie . Quand il prend conscience de cette amnésie, le faux docteur croit avoir tué le docteur Edwardes et s'enfuit de la clinique…

Mais on a reproché à Hitchcock de présenter la psychanalyse sous un angle un peu simpliste : « découvrez le traumatisme caché survenu dans votre enfance et guérissez ». Or la pratique analytique n'est pas que cela !

D’autres films du maître de l’épouvante sont placés sous le signe de la psychanalyse :Pas de Printemps pour Marnie (1964)__ dans lequel l’héroïne est cleptomane, mais aussi Les Oiseaux (1963) qui seraient une représentation du "ça", les éléments pulsionnels cachés qui ressortent chez les habitants de la petite ville…

Ecoutez l’extrait de l’émission Ça va pas la tête d'Ali Rebeihi :

►►► Écoutez l'émission Deux trois choses à savoir sur la psychanalyse pour briller en société

Aller + loin

• Chaque dimanche de l'été, retrouvez "N'est pas fou qui veut", l'émission d'Ophélie Vivier consacrée à la psychanalyse

• (Ré)écoutez l'une des Radioscopies de Jacques Chancel rediffusées cet été consacrée à Alfred Hitchcock

• Il y a deux ans France Inter diffusait Hitchcock/Truffaut secrets de fabrication.

• Le samedi retrouvez Guillemette Odicino dans Studio Chabrol

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