L’émission reprenant le 4 septembre prochain, il sera impossible de parler à l’antenne de certains films sortis en août ou au tout début de septembre. Ce sera ainsi le cas du film de Jacques Audiard dont on peut lire un bel entretien entre Eric Libiot et lui dans « L’Express » de cette semaine. Et c’est un crèvecœur vraiment de se dire qu’Audiard ne sera pas notre invité ! Réservez donc votre mercredi 26 août pour aller découvrir « Un prophète », ce film d’une rare intelligence, forme et fond mêlés. Nul doute que mes autres petits camarades d’antenne et d’Inter vous donneront en direct l’envie d’aller voir le film de Jacques Audiard. Et puis il y a un autre film-regret, un film dont je suis assurément « cœur de cible » ! Et j’en suis certain sans même l’avoir vu ! Que voulez-vous il en va ainsi des fidélités et des coups de cœur. « Non, ma fille, tu n’iras pas danser », le nouveau film de Christophe Honoré, sort sur les écrans le 2 septembre prochain. Avec les craquantes Chiara Mastroianni et Marina Fois en tête de distribution. J’irai donc voir à sa sortie ce nouvel opus d’un réalisateur aimé qui au film des films séduit et charme. Je ne sais rien de ce « Non, ma fille… » et n’en veux rien savoir. Vous voyez ainsi que le critique peut, s’il le décide et s’y tient, se mettre dans la peau et la situation d’un spectateur comme un autre. Avec comme moteur principal l’envie et le désir de retrouver l’univers d’un auteur que l’on admire. J’aime le cinéma d’Honoré parce qu’il me surpend, capable qu'il est de rendre hommage un jour à Georges Bataille, un autre à Jacques Demy sans que jamais il ne puisse être question de pastiche ou de pâle réplique. J’aime le cinéma d’Honoré parce qu’il sait mettre en valeur ses actrices et ses acteurs avec un talent inégalable. J’aime enfin le cinéma d’Honoré parce qu’il prend son spectateur pour un être sensible et non pour un demeuré ! Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, je vous reparlerai ici du film de Christophe Honoré quand je l’aurai vu aux alentours du 2 septembre !Ah ! ça ira !La phrase du soir ?« Ce dont la vie vous prive spontanément, il faut parfois décider qu’on y a droit et le lui arracher. »Yves Navarre, « Retours »

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