On aura donc appris qu’il manque encore deux membres au jury de la compétition officielle et deux films dans cette même compétition, l’un français, l’autre étranger. Intolérable suspense qui réjouit le délégué général Thierry Fremaux. L’année prochaine, il n’hésitera pas à refaire le même coup, mais cette fois volontairement et non sous la pression des stars hésitantes et des films en cours de montage. Et ici même en ce moment, on tombe dans le panneau : parler plus de ce qui n’existe pas que de ce qui existe, comme si l’à-venir était toujours plus intéressant que l’advenu, comme s’il nous fallait en permanence de l’info à avaler. Mais si le film français cannois était le prochain film d’Onteniente, l’immortel auteur de « Camping » et de « Disco » ? Un film secret tourné en catimini. Son nom ? « Discount ». Le scénario ? (Comment, c’est un bien grand mot ? D’accord, disons le pitch pour ne froisser personne à la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques) un type donc, appelons-le Franck au hasard, décide d’ouvrir un magasin de hard discount à Forbach pour concurrencer l’hypermarché du coin mais tombe amoureux du chef de la sécurité dudit hyper (oui, vous avez bien lu LE chef de la sécurité) et là, c’est le drame… Casting ? Non , j’arrête de tout vous dévoiler. N’empêche, la montée des marches de toute l’équipe de « Discount », ça aurait de l’allure, le réalisateur déguisé en Chef du rayon Crémerie, chaque acteur-vedette (du lourd, du très lourd, me dit-on…) tirant derrière lui un caddy rempli de produits de marque payés par les sponsors du dîner officiel, tandis que les trois actrices principales (et ce n’est pas n’importe qui, croyez-moi) porteraient chacune avec élégance et sous le crépitement des flashs en furie une caisse enregistreuse. Vous imaginez un peu ? Pour parfaire l’ensemble en fond sonore, la chanson originale du film écrite et chantée par… non, là, j’arrête vraiment car je vais finir par me faire taper sur les doigts par l’organisation du Festival qui n’a pas souhaité pour l’instant en dire plus. Et pendant ce temps-là à quel score en étaient les Ch’tis ?

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