Un film d’animation écrit à quatre mains par Jérémy Clapin et Guillaume Laurant, parti du pitch : une main part à la recherche de son corps…

J'ai perdu mon corps
J'ai perdu mon corps © Xilam Animation - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma

A Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d’embûches, et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire…

Jérémy Clapin explique son travail :

Je souhaitais que J’ai perdu mon corps soit un film « fait main », à la fois brut et cinématographique, qui s’adresse à un public adulte.

Mon but était de représenter un monde dessiné à mi-chemin entre le tangible et l’imaginaire.

J’ai donc opté pour des techniques mixtes, avec de la 2D et de la 3D. Les personnages et les décors ont été modélisés en 3D, puis animés. Le tout a été retracé, corrigé et amélioré par des artistes, des décorateurs et des animateurs 2D.

Je voulais une animation réaliste, loin des codes cartoon ou sur-joués de la grande majorité des films d’animation. Nous avons enregistré les voix des acteurs tout en les filmant, pour obtenir des références visuelles de leurs gestes.

J’ai tenté d’imaginer comment une main pouvait se rappeler de sa vie. Je me suis demandé quels étaient ses fragments de souvenirs. J’ai voulu que les cadrages soient toujours à la hauteur d’une main, que les visages soient souvent morcelés pour suggérer qu’elle ne voit pas le monde de la même manière.

J'ai perdu mon corps
J'ai perdu mon corps / Xilam Animation - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma

Sachant que la quête de la main se trouvait au centre du film, il fallait que celle de Naoufel soit aussi forte, et je l’ai donc écrite « en creux ». Naoufel est un personnage déraciné, qui a eu une enfance lumineuse, remplie d’espoirs et de rêves, mais que le destin a malmené après la mort accidentelle de ses parents. Quand nous le voyons dans le présent, il mène une vie sans perspectives, mal hébergé par un oncle qui lui prend une partie de sa maigre paie de livreur de pizza. 

J'ai perdu mon corps
J'ai perdu mon corps / Xilam Animation - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma

Naoufel se laisse gagner par un immobilisme total et rien ne l’aide à relever la tête. Je voulais que sa rencontre avec Gabrielle soit un déclencheur, une petite étincelle dans l’obscurité qui lui donne envie de reprendre le contrôle de son destin. Comme je souhaitais aussi établir des connexions entre la sensibilité de la main et celle de Naoufel, j’ai eu l’idée d’exprimer cela par le biais du son. C’est la raison pour laquelle je montre que Naoufel, enfant, enregistrait toutes les ambiances de son environnement avec son magnétophone, et qu’il a gardé précieusement ses cassettes audio.

J'ai perdu mon corps
J'ai perdu mon corps / Xilam Animation - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma

J’avais envie de musique électronique pour ce film. Je connaissais Dan Levy par le biais des albums du groupe The Dø. Dan est un véritable artiste et je l’ai accueilli et accepté comme un auteur. J’ai ouvert la porte du film pour que nous puissions la franchir tous les deux. Il a exalté la dimension romantique du récit, et donné de l’ampleur à toutes les émotions du film.

►►► Distribution

  • Un film d’animation de Jérémy Clapin
  • Tiré du roman Happy Hand de Guillaume Laurant
  • PRODUCTEUR Marc du Pontavice
  • SCÉNARIO Jérémy Clapin, Guillaume Laurant
  • STORYBOARD Jérémy Clapin, Quentin Reubrecht, Julien Bisaro, Maïlys Vallade, Loïc Espuche
  • INTERPRÉTATION Hakim Faris, Victoire Du Bois, Patrick d’Assumçao, Bellamine Abdelmalek
  • SUPERVISEUR 3D Pierre Ducos
  • ANIMATION David Nasser, Mathieu Chaptel
  • DECORS Fursy Teyssier, Jeoffrey Magellan
  • COMPOSITING David Says
  • MONTAGE Benjamin Massoubre
  • SON Manuel Drouglazet au Sound Design, Anne-Sophie Coste au Montage Son, Jérôme Wiciak au Mixage
  • MUSIQUE ORIGINALE Dan Levy
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