Pour ce film, qui pourrait bien être son ultime, Ken Loach s'intéresse à Jimmy Gralton, une figure du mouvement communiste, émigré aux États-Unis aux début des années 1920. Après dix ans d'exil, il revient dans son Irlande natale et fonde un dancing qui devient très vite un haut lieu de la réflexion politique.

Devenu indésirable sur ses terres, Gralton sera expulsé aux États-Unis au milieu des années 1930. Un cas unique dans l'histoire de "son" pays.

Nous sommes en 1932. Après un exil de dix ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays pour aider sa mère à s'occuper de la ferme familiale.L'Irlande qu'il retrouve, une dizaine d'années après la guerre civile, s'est dotée d'un nouveau gouvernement. Tous les espoirs sont permis…Suite aux sollicitations des jeunes du comté de Leitrim, Jimmy, malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis comme l'Église ou les propriétaires terriens, décide de rouvrir le "Hall", un foyer ouvert à tous où l'on se retrouve pour danser, étudier et discuter. Le succès est immédiat. Mais l'influence grandissante de Jimmy et de ses idées progressistes ne sont toujours pas du goût de tout le monde au village. Les tensions refont surface.

Ken Loach : "En réalité, ce film s’inspire de la vie et de l’époque de Jimmy Gralton. On ne connaît pas grand-chose sur sa vie et sa personnalité. C’est triste d’ailleurs, car c’était de toute évidence un type brillant, mais c’est ce qui nous a donné la liberté de lui imaginer une vie privée et d’imaginer les choix qu’il a dû faire. On voulait présenter au spectateur un personnage riche et complexe, et non pas un militant caricatural. C’est un équilibre très difficile à trouver qui tient toujours aux détails : est-il possible qu’il ait entretenu une relation avec quelqu’un ? Et, dans ce cas, de quel genre de relation s’agit-il ? On peut tenter de se figurer ses secrets intimes et de les faire partager au public. Nous ne voulions pas caricaturer les prêtres : c’était bien plus intéressant d’imaginer un homme d’Église qui, tout en étant d’une agressivité féroce, ne se résumait pas qu’à cela, car il respecte l’intégrité de son ennemi. Jimmy possédait de vraies qualités que le prêtre ne pouvait pas ne pas remarquer. Nous avons donc essayé de peaufiner les personnages, tout en étant fidèles aux faits historiques."

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.