Aujourd’hui, c’est… ma fête ! Profitez-en ! Pour le reste, quoi de neuf vraiment ? Un bref et second passage à Uzès qui m’a permis de constater que rien finalement n’a vraiment changé : le cinéma d’Uzès, Le Capitole déjà largement évoqué ici-même, ferme ses portes en août. Circulez, il n’y a plus rien à voir en été. Est-ce un comportement de Parisien idiot que de s’interroger sur cette fermeture annuelle et de la trouver incongrue ? Question : la librairie d’Uzès, autre lieu culturel d’importance et en l’occurrence de grande qualité, ferme-t-elle ses portes au mois d’août ? La réponse est évidemment négative, alors même que, toutes proportions gardées, il sort en été plus de nouveaux films que de nouveaux livres. Cette différence est choquante, comme si les propriétaires du cinéma se sentaient au fond moins « indispensables » à la vie culturelle locale que les propriétaires de la librairie. Après-demain sort dans les salles le nouveau film d’Elie Suleiman. Mais pas à Uzès et pour cause. Il en ira de même pour le superbe « Un prophète » de Jacques Audiard. Dommage. Et le mot est faible.Court passage routier à Lyon. Une traversée pour être exact. La ville Lumière qui va bientôt donner naissance à un ambitieux Festival de Cinéma sous l’impulsion d’un enfant du pays devenu cannois un mois par an mais toujours lyonnais, Thierry Fremaux. Un festival de cinéma de plus (on en recense plus de 300 en France chaque année). Mais il est vrai que Lyon est une ville cinématographique et pas seulement pour les raisons historiques que l’on sait. A travers ce qu’il est convenu d’appeler le « Vieux Lyon », elle recèle de superbes décors parfaitement mis en valeur par Bertrand Tavernier notamment. La capitale des Gaules puis des Gueules, deux fleuves, la Résistance, une bourgeoisie industrielle aux petits oignons (dispersée façon puzzle par Henri Jeanson dans « Un Revenant »…), etc. La ville a de quoi inspirer le cinéma. Ce futur festival devra en être le reflet, même si on peut de toute évidence être une ville cinéphile et aimée du cinéma tout en étant dépourvue de festival de cinéma !Retour en Morvan. Et toujours le sevrage cinématographique ! Vu à la volée en lisant le journal du jour qu’Arte diffuse ce soir « Les Aventuriers » de Robert Enrico. C’est curieux comme un titre de film, c’est comme une boîte aux secrets : la mémoire fait ressortir des éléments disparates, dès lors qu’il ne s’agit pas d’un film « de chevet » (!) ni d’ailleurs d’un film détesté. Ici, une partition efficace de François de Roubaix, et Delon, Ventura, Reggiani plus une actrice blonde dont le nom m’échappe (Johanna… ?... !) et Fort Boyard (oui !) et une scène d’ « enterrement marin » (sic !) au lyrisme revendiqué (la larme de fond n’est pas loin, il faut assumer),… Tout cela est-il exact ? Et l’histoire elle-même ? Virile, c’est le seul souvenir.Ah ! ça ira !La phrase du jour ?« Que tout ce que tu fais soit simple et ne soit qu’un. »Racine

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