En quelques années, elle est devenue incontournable sur la Croisette ! Passée de la série "Twilight" où elle joue avec Robert Pattinson aux réalisations d'Olivier Assayas et de Woody Allen, Kristen Stewart s'est révélée être une actrice éclectique et surprenante, loin de la figure sacrificielle et blanche de Bella.

Kristen Stewart
Kristen Stewart © AFP

2016 fut une année cannoise bien remplie pour Kristen Stewart, présente sur la Croisette pour deux films et pour répondre aux questions d'Augustin Trapenard

12 min

Kristen Stewart avec Augustin Trapenard - 17 mai 2016

Par France Inter

Kristen Stewart fait ses débuts tôt au cinéma, poussée par ses parents. Vous l'avez certainement vue à 12 ans dans Panic Room de David Fincer, réalisé en 2002, où elle joue une jeune fille diabétique aux côtés de Jodie Foster, toutes deux enfermées dans une pièce ressemblant à un abri atomique, aux prises avec trois cambrioleurs cherchant à entrer dans la pièce contenant vraisemblament une grande fortune. 

Deux ans plus tard, elle joue dans Speak réalisé par Jessica Sharzer, alors qu'elle n'a que treize ans. Elle y interprète une jeune fille violée, qui lutte pour se rappeler et faire face à ce traumatisme. Le film est basé sur la nouvelle publiée par Laurie Halse Anderson en 1999. Son militantisme féministe s'affirme avec ce film et ne cessera de s'affirmer par la suite. 

Elle accède à une reconnaissance artistique avec Into the Wild de Sean Penn, où elle y interprète Tracy, une jeune chanteuse qui s'éprend de Christopher jouée par Emile Hirsch. Mais le grand succès populaire qui la propulse au premier rang des actrices les plus suivies, c'est la série des Twilight. D'après la série de livres Twilight, écrits par Stéphanie Meyer au milieu des années 2000, les différents films ont bénéficié d'une popularité appuyée par la plastique de ses principaux interprètes : Robert Pattinson, Kristen Stewart et Taylor Lautner. Au-delà d'un rêve pour adolescents, les films font revenir les romans pour adolescents sous le feu de la rampe, en en faisant un vrai phénomène de société, de manière encore différente de la série Harry Potter, dans lequel on sait que la sexualité y est relativement peu appuyée.

Nous nous souvenons également de cet accès à la célébrité et au rang des actrices les mieux payées d'Hollywood de la jeune femme par le scandale qui tâchera la sortie du film Blanche-Neige et le Chasseur (Rupert Sanders, 2012) : la relation adultérine avec le réalisateur, poussant alors Robert Pattinson avec qui elle formait depuis Twilight, LE jeune couple glamour du cinéma, sur le devant de la scène comme une victime de la jeune femme. Elle ne sera pas reprise pour la suite du film. Cette rupture dans sa vie personnelle semble pousser l'actrice à se tourner vers des films moins "mainstream". 

Comme de nombreuses autres célébrités féminines, sa sexualité et ses relations sont décortiquées par la presse, les paparazzis et les journaux à scandales. Elle fera de sa bisexualité, une arme pour vivre pleinement, et également pour s'en prendre à Donald Trump. 

Mais elle ne s'est jamais écartée des rôles de jeunes femmes abîmées par la vie, mais fortes et déterminées, comme dans Welcome to the Rileys ou The Runaways.

Elle accède aux marches du Festival de Cannes, pour la première fois, avec l'adaptation du roman-fleuve Sur la route de Walter Salles en 2012. 

On la retrouve ainsi dans plusieurs autres films sélectionnés à Cannes : Sils Maria d’Olivier Assayas (2014), qui lui a valu de nombreuses récompenses dont un César, Personal Shopper (2016), écrit pour elle par le même réalisateur. 

En 2016 toujours, Café Society de Woody Allen est projeté en clôture du Festival. 

L'année dernière, elle était présente mais comme réalisatrice avec son premier court métrage : Come Swim

Ecoutez la webradio du cinéma

Podcast

Abonnez-vous au fil de podcast "Spécial Cannes", via le lien RSS ou sur Itunes

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.