L’affaire Polanski continue de faire des vagues. A vrai dire, on y voit et l’on y entend de tout. Florilège.- Le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, enfonce le clou et réaffirme son soutien sans réserve au cinéaste franco-polonais.- David Letterman, un très célèbre présentateur de télé américain, menacé de chantage, avoue publiquement et en direct dans son émission ses adultères... Rien à voir avec l’affaire Polanski ? Tout au contraire. C’est la preuve qu’une certaine Amérique, mélange incroyable de puritanisme et de voyeurisme pervers, existe toujours. N’en déplaise aux tenants de la thèse « juridique » pure et dure, il y a bien dans cette affaire une dimension culturelle qui explique en partie l’acharnement judiciaire.- Daniel Coen-Bendit a publié un drôle de communiqué pour inviter à la prudence face au cinéaste. Du coup, via Internet, on est allé revoir ses déclarations sur les enfants et les jeux « érotico-maniaques » chez Bernard Pivot. Mieux vaut ne pas commenter plus avant, on pourrait devenir mauvais…- Dans un dîner en ville, on peut entendre que Polanski est incarcéré dans une prison 5 étoiles et qu’il doit se la couler douce. Certains croient que la misère est plus belle au soleil, d’autres que la privation de liberté peut être à ressenti variable en fonction des conditions de détention…- Luc Besson, dans sa légendaire et touchante sagesse, a déclaré récemment : « Il y a une justice, c’est la même pour tout le monde ». Un peu court quand même : il n’y a pas « une » mais « des » justices à travers le monde. On lui rappellera par exemple que certaines justices adorent la lapidation. Luc Besson est farouchement contre et il a bien raison. Il devrait par conséquent à tout prix éviter les tautologies.Ah ! ça ira !La phrase du soir ?« Il lui fallait choisir le bon moment. Or, ce dernier n’existait pas et n’existerait pas. Et pourtant, il avancerait »Paul Guimard

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