Une petite remarque amusée d’abord pour commencer. Elle concerne la récente affaire des films de Pierre Etaix (voir le post de ce samedi après-midi). J’ai entendu sur Inter même et lu ailleurs dans un support autorisé que le jugement concerne, je cite, « cinq des films de Pierre Etaix ». Or, il s’agit bien des seuls cinq longs métrages d’Etaix. Les autres (deux courts métrages, un téléfilm, un film pour la Géode) n’étaient pas concernés et font surtout figure d’œuvres « marginales ». Alors pourquoi cette formulation inexacte qui fait sourire ? Une bonne raison : nul ne peut croire que le grand Etaix n’a fait que cinq films pour le cinéma en tout et pour tout. Il ne peut s’agir que d’une partie de ses longs métrages. En fait non ! On ne prête qu’aux riches ? Oui et après tout tant mieux si la « doxa » pense qu’Etaix est à la tête d’une longue filmographie. En fait, le cinéaste s’est battu tout au long de sa carrière pour réaliser ce quintette. Evidemment, la quantité n’entre pas en ligne de compte. Sauf qu’un cinéaste qui tourne peu alors qu’il aimerait le faire plus souvent, c’est tout simplement triste, injuste et décevant. Etaix avait la clé de nos songes, mais les portes s’ouvraient difficilement devant lui. Comme quoi, avoir la bonne clé dans ce monde de brutes, c’est essentiel !Tristesse de découvrir cet après-midi le nouveau film des frères Larrieu qui ont l’air désormais de lorgner vers un cinéma à la Houellebecq qui aurait trop vu les films de Robbe-Grillet. Dans ce beau désastre surnage (évidemment, comme toujours, etc) l’impérial Mathieu Amalric réincarnation parfaite d’un Robert Le Vigan pacifié et sans cesse crucifié. Il traverse le film comme dans un songe, mais les frères Larrieu ne sont pas Calderon pour le coup. « Les Derniers jours du monde » sera en salles le 19 août. A tous les sens du terme : à vous de voir.Vu ce soir « Dans tes bras », un premier film d’Hubert Gillet avec Michèle Laroque et Catherine Mouchet. Que vous dire de cette banale histoire d’un enfant adopté qui à seize ans retrouve sa mère biologique ? Jean-Luc Delarue l’adorerait pour introduire un plateau sur le sujet. Je me refuse à dire qu’il s’agit d’un téléfilm parce que je me souviens toujours que « Les Roseaux sauvages » ou « Marius et Jeannette » sont des téléfilms. Mais je suis certain que ce « Dans tes bras » manque totalement d’ambition cinématographique. Je suis certain que l’auteur s’est laissé porter par son sujet. Je suis certain qu’il est de bonne foi et de bonne volonté mais que tout cela ne fait pas réellement un film de cinéma…Sinon quoi ? Je n’ai toujours pas parlé des « Vacances de Monsieur Hulot » qui sort ce mercredi dans une version restaurée. Cette fois, c’est promis, je vous en parle demain. Et si tel n’est pas le cas, vous aurez bien le droit de me traiter, entre autres amabilités, de « calu ».Ah ! ça ira !La phrase du soir ?« Pour rouler au hasard, il faut être seul. Dès qu’on est deux, on va toujours quelque part. »Scottie, alias James Stewart, dans « « Vertigo » d’Alfred Hitchcock

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