"La Conquête", (télé)film français de Xavier Durringer présenté (heureusement) hors compétition au Festival de Cannes 2011. Notice : Dénué de toute ambition artistique et cinématographique et dépourvu de toute autre intention que celle déployée chaque soir par "Les Guignols de l'info" dans l'art respectable mais limité de la caricature politique autrefois portée par les chansonniers des cabarets de la rive gauche, ce (télé)film donne lieu à un festival de cabotineries insupportables de la part d'acteurs si talentueux par ailleurs et qui auraient du s'inspirer de Michel Bouquet dans "Le Promeneur du Champ de Mars" de Robert Guédiguian plutôt que de réveiller les douloureux souvenirs de Thierry Le Luron, Pierre Douglas et Bernard Mabille. Son manque total de hauteur et de réflexion par rapport à l'objet étudié conduit inexorablement ce (télé)film à une apologie en creux d'un personnage politique devenu Président de la République. Ce dernier, quoi qu'on en pense par ailleurs, méritait pourtant la force d'un Nanni Moretti dans "Le Caïman". Le grand mérite de "La Conquête" est, si besoin était, de montrer l'indéniable puissance du film d'Alain Cavalier, "Pater", véritable œuvre cinématographique et politique.

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