MAD MAX -interview- (vf) Cannes 2015par CannesFestTV

Ambiance métal aujourd'hui sur la Croisette. La furie Mad Max s'abat sur le festival de Cannes où film est présenté hors compétition. C'est le 4ème du nom toujours réalisé par George Miller.

Le réalisateur australien a aujourd'hui soixante-dix ans et il aime toujours autant la tôle froissée et les décors post-apocalystiques. Max revient donc dix-sept après Mad Max 3 . Dix-sept ans, c'est long, autant dire un changement de génération. De surcroit ce nouveau Mad Max se fait sans Mel Gibson, black boulé d'Hollywood depusi ses propos antisémites. Pour autant, ce Fury Road avec un Tom Hardy qui joue les justiciers taiseux, est attendu par les fans avec impatience et enthousiasme. Taiseux, c'est même peu de le dire car Max ne parle pas, il grogne, il mugit, il beugle, il éructe. Difficile en même temps de lui en vouloir, il passe un tiers de cette fury road une bêche de jardinage sur le visage. Prisonnier et enchainé à un camion qui avale la poussière du désert. Parce que là, le justicier, il a pris assez cher. Hanté par les visions d'une petite fille qu'il n'a pas pu sauver, il décide de fuir à la fois les vivants et les morts.On se demande bien ce qui reste : c'est la désolation, un territoire hostile où les habitants sont réduits en esclavage par l'infâme Immortan Joe. Mais voilà que le vent de la rébellion se lève et Immortan Joe se fait voler par Furiosa, Charlize Theron sublime et rasée. Immortan se fait ravir ses plus belles femmes pondeuses.Mad Max tout enchaîné qu'il est, va lui prêter main forte sur cette route furieuse qui est quasi tout le décor du film.

On peut résumer comme ça aussi: une dantesque poursuite de bagnoles et de motos hurlantes, conduites par des barbares peinturlurés néo gothique...un déluge de feu et tôles froissées sur fond de musique métal..Deux heures plus tard sonnés, on se dit que ce ne serait pas dommage si tout l'argent du scénario n'était passé pas dans les effets spéciaux.

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